SO RAD EN BALADE – european freestyle expression – 2015

On en revient. C’était bien, on a même fait du bateau voilier (terme nautique) deux jours sans presque trop être malade.

On ne va pas vous parler de sport et de performance, on va laisser les autres faire leurs jobs de journalistes. Ceux des autres magazines qui étaient plus ou moins présents sur place et qui ont tous bien relayé le haut niveau d’organisation et de compétition de haut vol (n.a. ; sans déconner, c’était quasi-irréprochable. On dit quasi pour ne pas faire nos lèche-culs mais en fait là, au moment d’écrire ces lignes, on ne trouve pas…).

Nan, nous on va vous raconter deux trois trucs rigolos qui se sont passés sur le dernier event aquatique de la saison.

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– Qu’est ce qu’il vous arrive encore ?
– Je ne sais pas je m’enfonce.
– Pourquoi ?
– Je ne sais pas je vous dis.
– Vous allez arrêter de faire le pitre quand je vous parle ?
– Mais je ne fais pas le pitre. Le terrain se dérobe sous mes pieds et je m’enfonce.

(…) Et vous vous enfoncez sans réagir ?

– Si je réagis je m’enfonce encore plus, c’est bien connu, faut pas se débattre dans les sables mouvants.

La Chèvre (1981) 

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On a eu notre petite chèvre sur cet European Freestyle Expression et il nous a fait mourir de rire.

Le plus roux des freestylers est un anglais, un vrai.

Il s’appelle Adam Sims, vient d’être sacré champion de son pays dans la discipline et fait des blagues que son public européen comprend une fois sur deux tant la subtilité est de mise. Un vrai anglais vous dit on.

#STORYTIME

Il était une fois un petit anglais roux et doué en planche à voile qui voulait se rendre sur la finale européenne du championnat de freestyle dans le sud de la France.

Partant de chez lui en direction de l’aéroport, le jeune Adam (c’est son prénom) Sims (ça c’est son nom de famille) enlisa son camion dans un genre de champ de boue (WTF faisait il là dedans ?!!? Ils sont un peu louches ces anglais des fois, mieux vaut ne pas tout savoir) ce qui l’obligea à passer une longue partie de la nuit à vider le camion, évidemment plein à craquer de matériel parfaitement calé et agencé (la légende du gazon britannique, ça vous parle ?). Trois heures et trois minutes plus tard, il loupait son avion de quelques secondes. Damned !!! Sans se décourager, changeant in-extremis d’avion à la dernière minute et devant trimballer tout son matériel sans âne de bât d’un terminal à l’autre, Adam se mutait petit à petit en Usain Bolt roux pour ne pas manquer un deuxième départ, l’avion nouvellement réservé voyant son départ avancé de quinze minutes (plus fort que la SNCF).

Le sachant, à ce moment de l’histoire, confortablement installé dans les sièges « classe éco » de son coucou, on pourrait se dire que notre garçon se tirait une bonne fois pour toutes hors de ses galères… Que nenni, au moment où l’on pense pouvoir enfin imaginer l’avion et sa malheureuse cargaison décoller, le commandant de bord annonce une broutille qui pourrait faire perdre quelques heures de plus. Il y a de l’eau dans les réservoirs d’essence, l’avion ne peut décoller.

Finalement, l’organisateur Fred Bosson voit son téléphone s’allumer le lendemain soir, tard, Adam devait arriver à Marseille et atterrît finalement à Nice, deux heures de route aller, deux heures de route retour.

Absent de l’ultime soirée pour être prêt le lendemain matin après une première partie de contest désastreuse. (pire crash de l’event en tow-in, entêtement sur des manœuvres qui ne scorent pas sur la simple élimination) Il remonte trois manches et perd contre un canadien franchement prenable, en oubliant de faire un troisième move sur l’une des amures. Quand ça ne veut pas…

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une fraction de seconde plus tard, le mat cognait la tête. Sonore poc et cris d’effroi de la foule, on aurait dit du Shakespeare

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« FO’ SHIZZL’ ME NIZZL’ !!! »

Snoop Dogg, no dates

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Ouais sur cet European Freestyle Expression, c’était un peu la foire à la saucisse, enfin plus la foire aux sosies d’ailleurs parce qu’entre un Kevin Ema-Otu ressemblant comme deux gouttelettes d’eau au grand Snoop Doggy Dogg (il est grand en taille hein 😉 ) et l’un des juges espagnols Davide Zilli étant le clone parfait d’un autre grand psychopathe (de l’écran cette fois) AKA Woody Harrelson (mais genre dans Surfer Dude ou encore 2012 si vous voyez ce que je veux dire), il n’en faut pas plus aux groupies sur la plage, aidées de quelques rumeurs et photos posées ici et là par nos soins, pour que le bruit courre sur la présence de superstars sur l’événement. Qu’ils sont gentils…

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Profitons-en pour faire un clin d’œil à Adrien Bosson, sosie du chanteur/surfer Ben Howard qui termine 2ème sur le contest et n°3 Européen.

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Mon contact à Washington dit qu’on n’a pas affaire à un élève mais qu’on a affaire au professeur. Quand l’armée monte une opération qui ne doit pas échouer, c’est à lui qu’ils font appel pour entraîner les troupes, d’accord ? C’est le genre de type qui boirait un bidon d’essence pour pouvoir pisser sur ton feu de camp. Ce mec là, tu le largues au pôle nord, sur la banquise avec un slip de bain pour tout vêtement, sans une brosse à dent et demain après-midi tu le vois débarquer au bord de ta piscine avec un sourire jusqu’aux oreilles et les poches bourrées de pesos. Ce type là est un professionnel.

Terrain Miné – 1994

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Julien Mas n’est pas Steven Seagal mais sa douce et tendre doit avoir regardé tous ses films et ceux de Chuck Norris aussi.

Menthe poivrée, inhalation, yoga du bourré, mise en condition mentale digne des plus grands préparateurs sportifs. Alors qu’il ne tenait plus debout au matin d’une flamboyante bringue, Magic Nina s’occupe de son rider préféré et l’on dirait bien que c’est efficace.

Surboosté, ne sentant ni le vent ni les embruns (enfin forcément si un peu quand même c’est de planche à voile que l’on parle mais ça sonnait plutôt bien je trouvais) et 4 victoires de heat plus tard, Julien échoue, l’écume aux lèvres tel un destrier indompté, aux portes du podium.

La plus belle remontée et le rythme de ride le plus soutenu de tout ce contest, Bravo !!! Rentrant péniblement à terre, Julien ira s’effondrer dans son camion, tous les vices de la veille lui jaillissant à la gueule tel un diable sortant de sa boite. Le speaker ne l’appellera pas pour la remise des prix, merci pour lui.

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L’image de la fin pour Bhartman & Rubin (Tom Hartmann – tour manager du circuit européen EFPT et Ruben Petrisie – ex-windsurfer pro devenu DJ) sous l’œil de ces extraordinairement créatifs caméramen de Pertusato Films, dont voici les deux podcasts de l’event en attendant le clip de fin.

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Laterzzz folks, nous on continue de rêver et de nous balader, plutôt vers les pentes plus ou moins enneigées de ces chères Alpes françaises.

European Freestyle Expression 2015_podcast #1 from Open Ocean Media on Vimeo.

European Freestyle Expression 2015_podcast #2 from Open Ocean Media on Vimeo.

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4 Comments

  1. Nina
    5 novembre 2015
    Reply

    So Rad le Mag! I love you!

    • admin
      5 novembre 2015
      Reply

      😉 <3

  2. 7 novembre 2015
    Reply

    « I’m a surfer duuuude » 😉

    Super event très bien résumé !
    Merci so rad le mag !!

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