UN DERNIER RUN AVANT L’ÉTÉ – Où quand Stéphane Azzola et Sébastien Konijnenberg enflamment nos Humor Me Bitch

Risoul, dans les Hautes-Alpes. Terrasse du Snowboard Café, le bar QG des riders locaux. Il fait grand soleil, c’est le printemps et le Ca$h 4 Tricks commence demain

Seb prend le soleil, les yeux mi-clos, et Stéphane chantonne tranquillement… « On est biiieeeeeeennnnnnn, on est très bieeeen… hmmm hmmm hmmmmmmmm »

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Nous faisons les présentations. Nelson Chouffe, mon baby dog de 3 mois et mordillant le bout de son leash de surf faisant office de laisse, facilite la prise de contact, dénoue les sourires et délie les langues.

Il s’emmêle dans sa laisse de fortune, tombe, déclenche des rires et quelques regards de passantes se tournent vers nous.

Je leur explique le concept de So Rad Le Mag, Steph’ se montre de plus en plus intrigué et intéressé. Il sent qu’il va pouvoir dire tout ce qu’il voudra, ça lui plait…

« Sébastien Koninjnesberg, 17 ans, je fais actuellement de la snowboard de compétition avec Stéphane Azzola qui a été mon premier coach, qui a fait les jeux olympique de Vancouver et maintenant on se retrouve sur de nouvelles aventures ensemble. »

« Stéphane Azzola, 40 ans (il rigole) enfin 40 ans de snowboard derrière moi… bientôt… ouais c’est ça…

Je suis reparti dans l’aventure d’entraineur de « haut vol » et bien content de retrouver mon Seb effectivement, que j’ai eu quand il était tout petit et qui repars maintenant avec moi dans cette belle aventure puisque l’on va préparer les jeux olympiques de Corée en 2018, en slopestyle bien évidemment.

On a un groupe de cinq jeunes qui tournent avec nous. On n’en voulait pas beaucoup plus parce que cinq jeunes à gérer c’est déjà beaucoup. On en a deux de la Clusaz, Mattéo Cuny et Nicolas Palladio, une jeune fille de Chamrousse, Marion Haerty, et enfin Lucile Lefevre qui est sur Risoul avec Seb.

La décision de créer cette équipe a été prise en Mai dernier, il y a presque un an maintenant.

Ils sont venu me re-solliciter à nouveau après une trève de trois ans que j’avais prise du fait de mon petit garçon. Et puis on est parti dans l’aventure.

J’ai des bons jeunes, je pense que l’on peut y arriver et voilà on repart sur une prochaine saison si tout va bien.

Là on arrive au bilan de fin de saison et pour moi ça s’est plutôt bien passé…

On va faire un bilan final dans 15 jours. Donc peut être vont ils me virer (rires) ou peut être qu’ils me gardent hahaha. 

Il semblerait que l’entrainement paye plutôt bien pour Lucile Lefevre

En fait il n’y avait plus d’équipe de France de Slopestyle en snowboard, mais la fédération française de ski a quand même donnée une bourse à tous les jeunes qui étaient sur les listes. Donc ils ont quand même une petite aide financière de leur part et toute l’aide médicale de la FFS également, ce qui est un sacré avantage et d’ailleurs Seb en a bien profité cet hiver. Il s’était blessé à la cheville et ils ont été super efficaces, donc pour ça c’est cool.

Mais sinon on est complètement privé et c’est loin d’être facile. C’est même très très très difficile dans le sens où le nerf de la guerre eh bah c’est l’argent.

Il faut payer les billets d’avions pour se déplacer faire les courses, payer les hébergements sur les sites de compétition, la FFS ne prend rien en charge et même pour tout dire, tu connais la vieille guéguerre entre la FIS et les TTR où l’on entend souvent dire que les TTR sont mieux que les event FIS.

Bah pour vous donner une idée, un logement FIS c’est 65€ et pour un logement TTR c’est quasiment le double. C’est 110€ !!! Donc avant de parler, tu vois c’est un milieu où tout le monde parle et l’ouvre, mais avant de parler pour moi il faut avoir toutes les données, il faut savoir de quoi on parle. Sinon ça ne sert à rien de l’ouvrir.

Enfin bref la problématique à ce jour c’est bien de trouver des fonds par rapport à tout ça…»

Seb prend la parole, nous parle des entrainements, de la saison qui vient de passer…

« Un entrainement type, bon ça dépendra toujours des conditions météo et de la période aussi. Quand c’est l’été chez nous, on essaye d’aller sur d’autres continents dans l’hémisphère sud. Là où c’est toujours l’hiver pour pouvoir continuer à s’entrainer. C’est la période où l’on va vraiment essayer des figures je dirais. Essayer de mettre sur la neige ce que l’on a travailler en gym tout au long du printemps. L’automne arrivant, on fait tout pour maitriser ces nouveaux tricks et on va commencer à travailler les enchainements pour pouvoir commencer un construire un bon run pour les compétitions. Et puis à partir de Décembre quand les compétitions commencent, on répète. On enchaine nos gamme…

Dès qu’on ride, on enchaine nos figure, avec un certain ordre, une routine d’échauffement, de mise en confiance.

Et puis voilà tout au long de l’hiver c’est beaucoup de répétition même si vers la fin de saison, l’émulation aidant lors des compétitions, on va tester une nouvelle figure… mais sinon oui, tout ça reste principalement un gros travail de répétition, pendant l’hiver tout du moins.

La destination à la mode était plus la Nouvelle Zélande il y a encore pas si longtemps que ça mais cette année c’est vraiment l’Australie qui s’avère être le point de rendez vous pour tous les gars de l’hémisphère nord.

Il y a quand même quelques grosses courses importante, ce qui donne un calendrier assez chargé même si l’on sélectionne les évent à ne pas manquer.

Ce qui prend le plus de temps c’est qu’il y a des compétitions partout dans le monde à travers tous les continents. Europe USA, Canada, … donc ça remplit tout de suite très vite notre calendrier…

Mais malgré tout le temps que ça prend ce qui est vraiment intéressant c’est la vie de partage d’expérience, la rencontre de nouvelles cultures tout en faisant ce que l’on aime. Et là du haut de mes 17 c’est vraiment la vie rêvée. Je n’ai pas assez d’expérience pour trouver un mauvais côté »

le début de saison du crew de Steph’

Steph se réapproprie la discussion. La voix du sage, celle de l’expérience… ça part vite sur l’ambiance, l’état d’esprit des riders, des vrais…

« Moi j’aime vraiment ce milieu, je sais que t’es décalé par rapport à tout ca mais j’adore la compétition. Et c’est vrai que par rapport à ce que l’on disait avant l’interview l’esprit du snowboard a un peu disparu. Mais je ne pense pas que ce soit le cas dans le haut niveau.

Je trouve franchement que les riders comme eux, les tueurs quoi, ils restent vraiment humble, ils sont vraiment là et kiffent vraiment ce qu’ils font. Ils gardent le sourire. Ce ne sont pas des « je veux être ». Eux n’arrivent pas là.

Pour te donner un exemple, quand j’étais avec Mathieu Crepel et Arthur Longo, ils ont toujours la même tenue, la même chemise dans le boardbag et ne sont pas là à avoir vingt tenues différentes pour aller rider.

Tu vois il y a plusieurs catégorie. Je pense que les pires sont les « je veux être », et ça, notre milieu est bien fourni. Mais tout ce qui est compétition de haut niveau je pense que l’esprit est resté là.

Sur le circuit TTR ou Coupe du Monde on se connait tous. Il y vraiment une entraide entre nous. C’est à dire que même au niveau des coach, par exemple si à un moment donné j’ai besoin d’un produit pour accélèrer les boards, on va me le prêter, on boit des bières ensemble le soir, on parle de nos runs, … Nan vraiment y’a pas de… Si tu veux je peux te parler de Vancouver où l’on s’était allié avec les Suisses pour essayer de contrecarrer un peu les américains même si c’était nos pote eux aussi tu vois. Mais on essaye tout le temps de travailler la main dans la main. Il y a toujours cette démarche, cet esprit, basé sur l’échange.

Ouais franchement, c’est ce qui nous a tous fais kiffer le sport au début et c’est toujours présent. Dans le haut niveau tout du moins.

Tu vois à Oslo en 2012, y’a Terje sur le quarter pipe qui ride encore à 40 berlot, il se met des gros tir et il traine encore avec les jeunes et voilà, comme je te l’ai dis, la passion du snow est toujours là. Les pupilles brillent encore. »

Il sirote une gorgée de son thé glacé, ses doigts gratouillent une caresse entre les oreilles de Nelson. La conversation reprend là où elle s’est arrêtée.

« On vit dans un pays assez cool. La France c’est magnifique, ça c’est sur, mais je pense qu’on est tout sauf le pays du snowboard.

Et quand tu vas ailleurs, tu te rends compte que c’est beaucoup plus démocratisé, plus accepté et on voit que c’est un vrai sport. Il n’y a qu’à voir tous les étrangers chez nous, les anglais, les hollandais… Ils sont vraiment nombreux à rider en snowboard. T’as vu comme ils sont lookés ? Ils ont vraiment une culture du snowboard quand nous n’en avons aucune.la france du snowboard

C’est la faute de beaucoup de chose. La FFS, quelque part ce n’est rien, c’est juste une entité. Moi je suis moniteur de ski. J’ai un BE ski. J’ai passé ça pour gagner 50 balles chaque fois que j’allais enseigner du snowboard. On n’avait pas le choix de faire autre chose. Aujourd’hui le BE suisse arrive ce qui est une très bonne chose je pense. C’est une très bonne formation.

Mais moi ce que j’ai envie de dire, c’est que c’est le Syndicat National des Moniteurs qui a bien pété le bordel. C’est vraiment ça quoi !!! C’est EUX qui ont investit la fédé, c’est EUX qui sont infiltré à l’ENSA, c’est eux qui dominent tout !!! Et pourtant je suis rouge hein (ndlr : moniteur de ski ESF) tu vois ce que je veux dire ? J’aurais peut être le choix de faire ça ailleurs mais quand je vois ce qu’il s’y fait, il n’y en a pas un pour attraper l’autre.

J’ai fais ma formation à l’ENSA où l’on me disait comment apprendre à faire faire des virages en snowboard, et c’est là que j’étais notés par des gens qui ne savaient pas faire de snowboard. Tu vois ???

Aujourd’hui en école de ski, et encore nous à Risoul on n’est pas trop mal placé, mais sinon y’a la moitié des moniteurs qui ne savent pas faire de snowboard et qui vont prendre 50 E de l’heure pour enseigner un truc auquel ils ne comprennent rien. Alors qu’il y a plein d’excellent snowboarders qui n’ont rien, qu’il y a le diplôme suisse qui est là, mais qui n’ont pas droit à la carte professionnelle alors que la formation est vraiment béton.

Donc c’est vrai que là je me pose quand même pas mal de question.

Tu vois je ne suis pas forcément POUR un brevet d’état 100% snow mais peut être faire quelque chose de plus polyvalent.

J’ai un BE voile, un en ski nautique aussi, on nous demande de savoir tout faire. Et surtout on nous demande de savoir de quoi on parle, tant techniquement qu’au niveau de l’esprit. Ouais, je pense que ça serait quand même pas mal du tout.

Et pour moi si il y a une mort du snowboard, le Syndicat y est pour beaucoup. »BE ski VS snowboard

Je parle à Seb de ski club, lui demande comment il ressent le snowboard chez les jeunes de son âge, si le ski reste tout puissant chez les jeunes ou si l’attrait d’une glisse différente se fait encore ressentir. Mais Steph’ reprend le micro.

« Mais tu as complètement raison de parler de ça. Excuse moi Seb je reprend le relai… mais tu as raison. Regarde par exemple, au club des sports de Risoul où j’ai bossé pendant 12 ans. J’ai emmené un gars jusqu’au JO de Vancouver, un gars de la station. La seule reconnaissance que l’on ai eu c’est qu’un ou deux ans derrière ils ont arrêté la structure snowboard !!! Le budget alloué au snowboard en tout cas.

Donc là y’a une maman qui s’en occupe et qui essaye de garder la tête haute. Mais ils font tout pour descendre le truc et ont toujours du mal à considérer que c’est un sport. Alors que c’en est vraiment un !!!

Ils te parlent de haut niveau sans même savoir EUX ce qu’est le sport de haut niveau. Tu vois ?!!? Nous on peut en parler parce qu’on l’a vécu. Et dans le haut niveau justement, chez les skiers, les relations sont excellentes avec les snowboarders.

Jean Baptiste Grange avec Pierre Vaultier par exemple, ils arrivent à échanger, et au final ils parlent de la même chose. Voilà !!! Nos problèmes sont justes chez les petits gens. Les petits esprits tu vois. Et c’est vraiment dommage…

Et à tous ceux qui pensent avoir la science infuse, je n’ai qu’une chose à leur dire. Prenez un putain de billet d’avion… non un billet de train pour commencer, et qu’ils aillent voir dans la vallée d’à coté voir ce qu’ils s’y passe et ça leur ferait énormément de bien.

Je suis désolé mon Seb mais là fallait que j’en parle haha »

La batterie de mon enregistreur est vide… le temps de se désaltérer nos gosiers asséchés par tant de mots prononcé, j’en profite pour changer la batterie est notre discussion reprend avec Stéphane.

« Tiens pour te donner encore un exemple, il y a 15 ans il y avait les TNT, c’était la coupe de France avec 5000 franc de prize money et pour rentrer en équipe de France il y avait des quotas, il fallait passer par des qualifications… maintenant il n’y a plus rien. Plus rien du tout… »

Seb, resté silencieux jusqu’à ce moment renchérit.

« Le truc c’est que nous on le ressent vraiment parce qu’il n’y a plus de course en France hormis le Championnat de France et comme vient de le dire Steph, voilà quoi, il n’y a que vingt trois inscrits donc à un moment ce n’est plus vraiment crédible quoi. On ressent vraiment un manque de concurrence, l’émulation générale en France est très faible et c’est tout le niveau général qui en prend un coup. Il y a quand même deux trois jeunes qui sortent mais comparé aux pays nordiques où même à la Suisse ça n’a rien à voir. Y’a pas grand monde en snowboard en France chez les jeunes. »

 

Séb’ en action l’an dernier

Steph approuve, mais n’a pas l’air d’en avoir fini.

« Après on vient de parler de tout ça, de la fédération, de l’ENSA, des moniteurs, … Mais j’ai envie de dire que l’industrie aussi est responsable !!! L’industrie ne joue vraiment pas le jeu non plus si tu veux. C’est à dire que moi je vois des commerciaux rouler en Porsche Cayenne, tu vois. Et à côté de ça je vois des snowboarders qui n’ont droit qu’à une planche par saison quoi !!!

Donc à mon avis y’a aussi un sacré soucis par rapport à ça. Quand je vois les autres pays, c’est à dire les américains, que l’industrie est complètement liée à la fédé, que sur les site internet y’a tout le temps des liens qui sont repris, un vrai travail de fond quoi.

Nous, je me rappelle juste avant Vancouver, bon ce n’est pas pour être pro fédé hein, mais voilà ils nous avaient demandé de faire un pôle si tu veux, de façon à ce que les industriels puissent communiquer sur les jeux olympiques via la fédération. Je crois qu’à l’époque, l’adhésion était de mille euros. Y’en a pas un qui a pu mettre mille balles quoi. Et quand je te dis qu’il n’y en a pas eu un seul, je te parle de Volcom, Quiksilver, tout ceux là quoi. Donc si tu veux l’industrie c’est pareil hein tu vois, enfin au niveau français en tout cas… 

C’est mon tour d’intervenir, je ne peux m’en empêcher. M’entendant, Nelson se met à battre de la queue et pose sa truffe sur ma cuisse.

« Mais ça mec, c’est le même problème dans tout les sports de glisse. T’as des gamin de quinze ou seize ans qui déchirent, et ils vont se trouver un soit disant sponsor qui va les soutenir en leurs filant trois pauvres t-shirt en échange de tout ce que les kids peuvent faire pour communiquer. Ça ne leur coute rien et dès qu’un gamin se blesse ou traverse une mauvaise passe il se retrouve sans aucun soutien de la part de ses sponsors… enfin c’est un autre problème aussi je pars un peu en hors sujet haha !!! »

Steph au micro. Nelson se couche en soupirant, il s’ennuie.

« Ouais mais tu as raison, et trop d’intermédiaire tue l’intermédiaire tu vois. Quand tu sais qu’une planche de snowboard a un coût de revient d’à peu près une centaine d’euros et que tu la retrouve en shop à plus de six cent !!! Tu vois tu te demande un peu ou est passé l’intermédiaire et je ne pense pas que ce soit le shop qui se gave. J’en vois tellement qui ferment par ce qu’il n’arrivent pas à tenir la cadence en vente pour pouvoir survivre, donc voilà le problème vient aussi de là je pense.

Et la qualité du matos aussi, parlons un peu de ça

Séb enchaine.

« Moi ça va j’ai pas trop de soucis la dessus. J’ai une bonne marque en sponsors, ils font du matos fiable et ils sont assez généreux avec moi, je n’ai pas à m’en faire, dès que je sens que j’ai une planche qui peut montrer un signe de faiblesse je peux la changer sans problème. Pour te dire que j’ai une bonne marque, je n’ai jamais réussis à casser quoi que ce soit. En tout cas ça fait longtemps que ce n’est pas arrivé. 

Après le slopestyle c’est un peu moins contraignant, tu fais moins de « disasters » en tapant le « coping » comme en pipe ou d’autres trucs comme ça. Et on a moins besoin de glisser aussi.

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En pipe t’as vraiment besoin d’avoir une semelle qui est parfaite pour pouvoir vraiment générer de la vitesse, et c’est de là qu’on parlait de problème de plus en plus fréquent. Avec les carres aussi c’est pareil. Il faut vraiment affuter les carres vu que ce sont de véritables murs de glaces. Et c’est vrai qu’il y a beaucoup de problème de glisse avec des petex de semelle de mauvaise qualité

« Quand j’avais Alouan 80 kilos, Gary Zebrowky 75 kilos dès que ça faisait un disaster, ça cassait net !!! »

Un moniteur passe avec un snowboard sous le bras, Stéphane saute sur l’occasion après l’avoir salué.

« Tiens en parlant des marques et des permanentes évolutions années après années. Avec tous leurs cambres, rockers et toutes ces conneries.

Nous ici on a des vraies montagnes, avec de la pente donc on n’a vraiment pas besoin, à notre niveau, de ce genre de trucs.

Dans d’autres pays, comme aux US où c’est plus plat OK. C’est bien. Il faut trouver des moyens de s’amuser plus.

Par contre ce qu’il serait vraiment cool de voir, et c’est encore une fois aux USA que l’on voit ce genre de truc se développer, c’est par rapport à l’enseignement.

Il faudrait que les écoles de ski/snowboard se calent avec les loueurs de matériel pour développer un parc matos allant de pair avec l’évolution des clients. Au début le cambre c’est top, tu ne fais pas de fautes de carres, c’est plus facile a faire pivoter … et au fur et à mesure, proposer du matériel plus adapté à la performance. Ça n’existe pas chez nous et c’est dommage.

À l’heure d’aujourd’hui il y a plein de matos différent sur le marché mais qu’on ne va pas savoir utiliser à sa juste valeur. Bon après les riders comme Séb ils n’ont pas besoin d’avoir ce type de planche. Les boards traditionnelles leurs suffisent largement. Il y a donc encore un coté esbroufe marketing à la con. On n’a juste pas su s’adapter à l’évolution de ces dernières années et avec tout le marketing qu’il y a derrière… »

« Moi je ride avec un board twin tip avec un cambre traditionnel, y’a pas de … enfin elle est bien, ça me convient. »

Nelson tire sur sa laisse depuis trop longtemps, il ne doit plus en pouvoir. Je le lache, il s’éloigne, fait ce qu’il à faire et revient vers moi, non sans avoir essayé de chopper au vol un skier passant trop près du petit carré d’herbes, brulées par le sel et le soleil, où l’animal s’était posé.

Steph doit repartir, Seb’ veut monter voir ce que donne le park du Ca$h 4 Tricks, le shred contest de fin de saison. Finissant nos verres sur quelques blagues et mini anecdotes qu’ils me demandent de ne pas enregistrer, nous nous quittons…

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