SO RAD ONE LOVE FREE PARTY – Le Galibier

Ils sont trois. Légèrement voutés sur leurs instruments, ils chantent et jouent diverses inspirations musicales, allant du folk au blues, piochant quelques notes cajun ici et là. Le gars de la régie-son fait ce qu’il peut pour équilibrer les instruments du trio. Je ne saurais les qualifier de vieillards. Sur scène, avec les lumières qui tapent dans leurs visages, on pourrait le croire. Mais la vérité c’est qu’ils ne doivent pas excéder le milieu de la soixantaine, soixante dix peut-être. De longs cheveux blancs entourant un crane dégarni, la mâchoire mal rasée, la paupière lourde, le chanteur est assis, les jambes croisées sur un tabouret, les doigts grattent nonchalamment sur les cordes de son banjo. À sa gauche, un autre guitariste, l’air encore plus fatigué, et toujours à gauche, un violoncelliste. Leur chanson finie, la salle entière applaudit. Ils se lèvent et laissent place à un autre musicien. Une fille cette fois ci, qui s’avère plutôt être bonne chanteuse et dotée d’un répertoire varié. Nous venions de l’entendre en entrant dans le bar, elle interprétait un classique de la pop de la fin des années 2000 – une chanson de Major Lazer. Sa voix monte dans les aigües en une lente clameur, et quand les enceintes envoient la première ligne de basse, la supposée gentille choriste se transforme subitement en rappeuse déchainée, enchainant les rimes avec vitesse et fluidité. Elle assure !!! Le public plutôt troisième âge ne sait pas trop quoi en penser, nous sommes les seules jeunes trentenaires du bistrot. Je ne peux m’empêcher de rigoler. D’autres musiciens amateurs continuent de défiler sur la mini scène, chanson après chanson, tous réunis pour partager l’amour de la musique et pour passer un bon moment. Ça fait quelques jours que je passe de savoureux instants dans cette ville du Mans. Et puis je reviens de ce weekend en Haute Maurienne en Savoie.

C’était l’ouverture officielle du Col du Galibier, et c’est la tête pleine de rêves et porteuse de cette notion d’amour à partager – de la glisse une fois n’est pas coutume – que je m’y suis pointé, toujours aussi bien accompagné. Sont présents ce jour, ma bande habituelle de skateboarders sans peur ni reproche (Yanis Markarian, Augustin « Jamon », Pierro « Laboureur », Ben Sornin, Alex Martin et Nono Tisserand), à laquelle s’ajoute pour la première fois la jeune Alice Bonnet Des Tuves, et Elton Vejux. Deux snowboarders, Nico et Robin, un skieur, Tommy et deux photographes, à savoir notre cher Steph Ottobon et le grand Alban Pernet.
Le but de la journée ? S’éclater bien sûr, faire un maximum de photos dans ce décor grandiose que nous offre la montagne, mais en mêlant cette fois ci différentes glisses. Rassembler les différentes familles de notre univers, plus ça va, plus notre volonté et de réunir tout ce joli monde en une seule histoire plutôt que de les écrire séparément… … et comme chaque bonne histoire en montagne, cela commence par une fondue sous les étoiles. Le lendemain débute vers 6h00 le matin, la lumière est incroyable, les riders sont chauds, les photos parlent d’elles mêmes.
Pour autant le pari n’est pas complètement gagné. Il manquait encore trop de monde à l’appel, à commencer par la neige. Malgré une ouverture tardive due aux conditions de déneigement difficile, il ne restait que quelques névés et maigres langues de neige pour que tout le monde puisse pleinement s’amuser. Il nous en faudra beaucoup plus pour mettre à exécution ce projet que nous garderons secret jusqu’à exécution. Ne vous inquiétez  pas, vous serez les premiers à en être informés.

Merci aux riders pour leurs disponibilités, on remet ça bientôt 😉
Photos de Steph’ Ottobon et de Colin Hemet – Galerie complète sur Facebook

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