Y’A DES FOIS COMME ÇA… … ‘AM SORRY FOLKS

Page blanche. Je sais comment l’écrire dans ma tête, j’ai l’idée au bout des doigts mais rien ne sort. Putain de page blanche. On dit que l’on écrit ce que l’on est au moment présent. Si l’on est en pleine forme, on écrit bien. Si on a mal, la douleur s’imprime sur le papier.

Chez moi, écrire la douleur rend les choses confuses, peu claires à la lecture et moi même me perd dans les méandres littéraires de mon esprit endolori. Un peu comme l’une de ces sessions où l’on n’est même pas capable de mettre un turn correct, où l’on sent le flow de la glisse nous abandonner…

Non qu’il ne se soit rien passé ces dernier mois, seulement, quand je voulais faire ressortir les vibes d’un weekend passé, sur ma page html, rien de bon ne sortait. Un raccourci clavier, et la magie de l’informatique opérait, faisant disparaître des dizaines et des dizaines de lignes suintant de confusions, de répétitions et de longueurs.

J’aurais pu vous raconter cet été par exemple comment aurait pu se dérouler un festival de surf roots en terres bretonnes, comment les couleurs chaudes et limpides allaient de pair avec la qualité des vagues, longues et onctueusement caressées par les noseriders en bermudas fluos, j’aurais pu vous décrire les pin ups rétro aux dents plus blanches qu’un lièvre variable en plein hiver appuyées contre les vieilles bagnoles estampillées « 70’s surf-car », j’aurais aussi pu vous décrire les sarcasmes de certains à l’encontre de ceux se pointant avec de faux « single fin », j’aurais pu vous raconter que toutes ces idées préconçues d’un « festival de surf à l’ancienne » ne sortaient que de ma tête et auraient pu se trouver totalement erronées si je n’avais pas pris une des plus flamboyante et pourtant toujours aussi lamentable cuite de toute ma vie. J’aurais alors pu me rendre compte que les vagues n’étaient pas au rendez vous, qu’il n’y avait pas de pin up retro, ni d’aucun autre style d’ailleurs, encore moins de vieilles caisses faisant penser à « The Endless Summer II » et que ce festival n’était ni plus ni moins qu’un contest de surf avec des longboards et mini malibus tri fin montés sur un seul aileron.

J’aurais aussi pu vous conter ce trip en Croatie, pour une étape de l’European Freestyle Pro Tour, de ces bringues incroyables jusqu’au bout de la nuit pour seulement quelques euros, du vent que nous avons désespérément attendu en enchaînant les contests et shows de windsurf « freestyle tow-in » dans le paradisiaque cadre de la Peninsula Peljesac, un petit Humor Me Bitch en Croatie sur le triste manque d’ouverture d’esprit des juges sur la notation des tricks, laissant entrevoir un maigre avenir quant à l’évolution du spectacle et de la créativité dans une discipline dite libre.

J’aurais pu écrire mille autres choses encore…

Page blanche, toujours la même en fin de journée, étendu dans le lit trop mou de la chambre miteuse d’un hôtel normand en plein automne, Nelson Chouffe voulant sortir et pignant son désespoir, ma tête fourmillant d’idées brouillonnes, incapable de les mettre ne serait ce que sur un bout de papier, noyée dans la douleur et dans la confusion. Page blanche, et la vibe de radness qui m’habitait s’endormie, ennuyée de ne plus être exploitée.

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Page blanche, page noire, quand, alors que quelques étincelles rallumaient le foyer de la création, mon téléphone me lâcha, me privant de mon moyen de communication et de modem internet pour me connecter et publier un éventuel post… Les temps sont durs, retrouver un outil similaire à bas coût s’avère compliqué, le temps passe et le las se réinstalle.

Nelson grogne et lâche un aboiement aiguë bien que teinté de grave, l’adolescence lui fait sortir de plus en plus de ces aboiements lourds et rauques caractéristique des gros chiens. Ma main tressaute et les lettres P et B s’impriment sur l’écran digital. PB comme la Page Blanche qui me faisait face il y a quelques secondes. Je recommencerai comme ça, d’un page blanche sobrement écris, comme pour conjurer le sort.

So Rad is Back bitches !!! la page FB sera plus active, sur le webzine ne resteront que les vraies prod’ visuelles et « à lire » de la maison et de la So Rad Family.

Laterzzz folks

Colin

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