HUMOR ME BITCH – les p‘tites histoires d‘la glisse au pays des merveilles – « Facebook, c’est la Vie… »

(WARNING !!! toute personne dénué d’un sens de répartie aigüe ainsi que d’un franc second degré risque de mal prendre la lecture des lignes qui suivent… juste comme ça pour vous prévenir 😉 )

À l’heure où le Salon nautique ouvre ses portes, la cérémonie du Marin de l’année va avoir lieu en grande pompe, tenu par la FFV (retrouvez notre Humor Me Bitch d’il y a un an traitant du sujet).

On va continuer de touiller les frontières invisibles qui séparent le windsurf de la voile et pourtant aussi du reste du monde de la glisse.

Pourquoi le windsurf reste-t-il un sport à part, dans le sens péjoratif du terme, et non dans le sens qui en ferait un sport d’exception (ce qui devrait pourtant être le cas).

Pourquoi nos riders ne sont-ils pas reconnus à leur juste valeur par le grand public.

Quelques chiffres au 5 décembre 2015

Tony Hawk, skateboard, 6 171 409 fans FB

Shaun White, snowboard, 2 460 559 fans FB

Nyjah Huston, skateboard, 2 089 173 fans FB

Alana Blanchard, surf, 1 965 857 fans FB

Kelly Slater, surf, 1 680 412 fans FB

Anastasia Ashley, porno/surf, 1 324 642 fans FB

Tom Asta, Skateboard, 1 157 161 fans FB

John John Florence, surf, 474 550 fans FB

Candide Thovex, ski, 273 937 fans FB

Robby Naish, wind/sup/kite, 110 262 fans FB

Ruben Lenten, kitesurf, 52 448 fans FB

Aaron Hadlow, kitesurf, 41 298 fans FB

Kevin Langeree, Kitesurf, 37 300 fans FB

Ricardo Campello, windsurf, 36 248 fans FB

Philip Koester, windsurf, 21 584 fans FB

Matt Meola, surfer, 14 002 fans FB

Antoine Albeau, windsurf, 12 267 fans FB

Alice Arutkin, 12 130 fans FB

Daniel Grant, wakeboard, 8 808 fans FB

Sarah Quita-Offringa, windsurf, 6 583 fans FB

Gollito Estredo, windsurf, 6 042 fans FB

Vincent Duvignac, surf, 5 844 fans FB

Thomas Traversa, windsurf, 2 561 fans FB

Le windsurf est il ringard ? OUI (du moins si l’on en croit les chiffres)

Nos plus grands champions se font mettre à l’amende par les autres sports. Ils jouent dans la même cours que les surfers locaux hawaiiens qui ne font pas de contest et sortent juste une vidéo de temps à autres à l’image d’un Matt Meola ou qu’un des surfeurs des landes tel Vincent Duvignac, (excellent surfer mais restant néanmoins une gloire locale).

Le cas Robby Naish est mis à part. Mais on pourrait le caser au même statut de légende que Tony Hawk et là … c’est à dire que … comment présenter la chose… ah bah oui en effet il en prend pour son grade papy Naish. (six million + VS cent mille…)

Être l’icône sexuelle du sport ne change pas grand chose. Alice Arutkin a certes deux fois plus de fans que la multiple championne du monde Sarah Quita-Offringa, mais il lui manque un bon million de fans par rapport aux surfeuses Alana Blanchard et Anastasia Ashley, dont nombre de personne tend à la comparer.

Le kitesurf pourtant tout jeune, dépasse lui aussi les windsurfer.

Reste le wakeboard, qui demeure confidentiel. Mais les mecs s’en battent tellement les couilles, encore dans l’ère 8.6 extrême et clope au bec en plein contest (quelques skateboarders aussi, mais ceux là n’ont pas plusieurs millions de fans sur leurs pages FB, quand ils en ont une…).

Comment faire pour rééquilibrer la balance et donner une chance aux windsurfers d’avoir plein de fans virtuels, des fans qui partageraient sur Facebook les aventures de leurs héros, à grand renfort de « t’as vu mec la vie de fou qu’ils ont ? Oh lala c’est trop bien, je veux trop être comme lui quand je serai grand, avec la même copine trop bonne, et la même coupe de cheveux » avant de se dire « merde je suis déjà trentenaire, j’ai déjà mon taff dans l’informatique, j’ai une meuf déjà grosse, et je suis déjà chauve… » puis de signer sa lettre de suicide avant de s’ouvrir les veines, non sans s’être masturbé cérébralement une dernière fois sur les « pages athlètes » Facebook de ses idoles.

Parce qu’on est cool, et que notre bonne vieille planète Terre est en pleine crise de surpopulation d’abrutis, So Rad Le Mag vous donne deux trois conseils (neuf en fait…), à vous, windsurfers pro et champions du monde, en manque de reconnaissance et d’affection virtuelle, pour booster un peu vos fameuses « pages athlètes ».

En plus ça tombe bien, ici à So Rad Le MagFacebook, c’est un peu notre domaine d’expertise…

fb c la vie

 

(Note de l’auteur : les conseils que l’on va vous donner sont adaptables à tous types de situations et de supports.)

1 – Détachez vous du monde de la voile, vous faites un sport de glisse, c’est plus cool !!! Alors travaillez votre image sur votre propre nom plutôt que sur un numéro de voile.

Antoine Albeau F192 par exemple, c’est complètement nul !!! Antoine Albeau tout court, c’est plus simple et ça sonne mieux. De nos jours, les gens sont fainéants, ils ne retiendront pas tout et s’y mélangeront les pinceaux. Allez, Antoine Albeau Pro Windsurfer si vraiment vous voulez enfoncer le clou.

Et puis juste comme ça en aparté, les identifications par numéros pour l’être humain, ca sonne un peu camps nazis…

2 – Faites un partenariat avec un magazine féminin pour les riders, avec un magazine masculin pour les rideuses. Bon ca n’est valable que pour ceux qui sont bien foutu. N’hésitez pas alors à vous y découvrir le plus possible. Faites des grands effets d’annonces sur Facebook avant et pendant. L’Après sera pris en charge par vos fans (qui se seront d’ici là multipliés par 100)

Ne lésinez pas sur l’audace, montrez y au moins un téton pour une rideuse, ou un fessier musclé et découvert pour un rider.

3 – Ne faites SURTOUT PAS de « crowfunding » !!! (On peut aussi dire financement participatif mais ça sonne moins bien. Cf conseil numéro 4).

Le « crowfunding veut dire que vous êtes pauvre. Or, personne ne trouve ça cool d’être pauvre et vous ne gagnerez aucun nouveau « like » avec ce procédé. Vous risquez même d’en perdre.

4 – Parlez bien, mais avec beaucoup d’anglais dedans, pour avoir l’air plus cool et surtout pour avoir l’air bilingue. Ca fait rêver, les gens bilingues. Et ça vous permet de toucher plus de monde.

Attention, si vous faites des traductions de vos posts français en anglais, faites gaffe à ce que ce soit écrit en bon anglais sans traduction google par exemple. Garder un terme français dans une phrase anglaise est plutôt à la mode en ce moment, mais évitez de glisser un mot français dans votre anglais si vous n’êtes pas sûr de vous. Si vous ne voulez pas passer pour un analphabète outre manche, faites vous faire relire. C’est mieux.

5 – Racontez votre vie. Enfin pas besoin de dire que vous allez faire vos course, que vous êtes posés sur la cuvette des W.C. ou que vous être en train de vous faire gratter le dos par votre moitié. Mais dites quand vous allez à la plage, que vous allez faire un footing, que vous prenez (raisonnablement bien sur, même si tout le monde sait que c’est faux) l’apéro, prenez vous en photo avec des grands sourires, le monde a besoin de sourires.

Bref, les gens se sentiront plus proches de vous et votre capital sympathie n’en sera qu’amélioré.

6 – Embauchez un « éditeur social ». Un type que vous pouvez payer en matos, en nature ou en vrais dollars, selon vos moyens, quand ce n’est pas tout simplement un jeune stagiaire non rémunéré. Il s’occupera pour vous de partager votre vie rêvée en ligne. Comment ça, vous pensiez vraiment parler à Tony Hawk quand vous laissiez sobre mais évocateur « Bon appétit » sur sa photo de burger ?

7 – Payez les pubs que Facebook vous propose. Le rider se doit de soutenir le capitalisme. Et dans votre quête égocentrique de reconnaissance virtuelle, si vous voulez toucher toujours plus de monde, il faut payer. Ça marche ! C’est marqué sur FB

8 – Faites une sex-tape. C’est à la mode aussi et l’on devrait parler de vous. Faire parler de soi est une bonne base pour attirer du monde sur sa page FB.

9 – Dernier et, selon nous, meilleur des conseils.

Envoyez tout balader et ne tenez aucun compte de toutes ces conneries de fan-club. Ca ne vous rendra pas meilleur sur l’eau et vous serez plus sympa en soirée ou quand vous serez en bonne compagnie.

Quand, sur un event où les conditions sont absentes, on voit les riders passer plus de temps sur leurs téléphones, tablettes… qu’entre eux à partager un rire, une session skate ou une mousse au bar PMU du coin, on se dit que c’est bien triste. (Et ce même si les conditions sont bonnes. Dès que le contest est fini, on en voit se jeter sur leurs profils Instagram, et FB, partager leurs exploits du jour avec les 6% de fan qui suivent réellement les aventures)

Le nombre de personnes qui vous suivent sur Facebook ne fera pas de vous une grande personne, ni un champion du monde.

Laterzzz folks et n’oubliez pas, La Glisse, c’est FUN !!!

Colin

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