HUMOR ME BITCH !!! – La Glisse Au Pays Des Merveilles – Part I

So Rad Le Mag n’a pas pour vocation de se laisser glisser sur la vibe ambiante qui nous entoure… Aller brasser à droite à gauche, remonter à contre courant, raconter des blagounettes sur l’actualité rythmant la vie et l’évolution de nos belles activités, fait partie de nos petits plaisirs, de simples instants d’exaltations et d’exubérances quotidiennes.

N.B. : Avant de commencer à lire, sachez que ce texte inspiré de l’actualité, n’en contient pas moins de larges passages purement fictifs… Il est de bonne convenance qu’il faille lire cette chronique équipé d’un soupçon de second degré…

L’ASP, l’organisme qui gère les différents circuits surf longboard, shortboard, grosses vagues, qualifications, élite, blablabla. Nous ne nous occuperons pas de décrire et décrier leurs faits et gestes, sources de débats infinis sur les réseaux sociaux. Nan on va juste se moquer un peu d’eux… Et afficher un pseudo soutien un peu plus bas…

L’ASP devient World Surf League en 2015. (… sic !!! ) Ouais plus pompeux c’est dur de trouver… Ce n’est qu’un nom comme d’autres, mais on ne peut s’empêcher de penser que cela participe à l’aseptisation latente du milieu. Avec ce nouveau nom Marvelesque, l’écho de la W.S.L. risque de raisonner plus loin que jamais dans la société de grande distribution.

W$L , wct, asp, justice league, world surf league, avengers

Projetons-nous dans un futur proche, il n’y a d’ailleurs pas à chercher trop loin pour certains exemples.

Dans 5/6 ans, des surfs, aux couleurs de Captain America et de mauvaise facture, rejoindront les mini-moreys en mousse que l’on voit déjà sur nos côtes. Vulgaires jouets de plage pour touristes lobotomisés, utilisables dans 15 cm de vaguelettes maximum (sous peine de casser le flotteur, de déchirer la magnifique peau imprimée spiderman dessus, et de laisser le pauvre « surf » moisir dans un tas d’algues après quelques heures d’utilisation. Pas grave les mouettes prendront le relais pour cleaner tout ça…).

Les contests de surf tourneront plus que jamais au show pour un public de non-connaisseurs, laissant pour compte tous ceux souhaitant voir un surf pur, technique, fluide, où la bonne ambiance règne, sans avoir l’impression d’être sur une fête foraine. On peut s’attendre à voir une sélection sur le look, sur le physique de chaque surfeuse avant de prendre part à une compétition; « t’es bonne? c’est bon vas-y… Ah non toi t’es vilaine !!! Comment ? Pardon ? Tu claques des air-reverses et des stalefishs alley-oop? Mais on s’en fout on les fera faire aux autres en post prod’ !!! »  Nous resterons sans avis sur le jugement… ce n’est déjà plus de la fiction…

Les spots faciles d’accès seront payants. Eh oui on ne devient pas la World Surf League pour que certains ne puissent pas gagner encore plus de pognon… Mais ce sera plus vicieux que ça. On peut déjà le voir dans certaines régions du globe. Si tu ne paye pas la bonne somme, des locaux qui ne savent qu’à peine nager, vont venir te bloquer au moment de partir sur une vague. Les quelques rares spots difficiles d’accès seront aussitôt pris d’assaut par des bandes armées se revendiquant « Hot Locals » et ne voyant, du fond de leur mononeurone, que la violence et la tyrannie pour lutter contre ce nouveau star system surfistique.

Devant ces extrêmes, il n’y aura que peu de choix pour le commun des mortels. Ceux qui voudront continuer à surfer tranquille devront, ou payer, ou se mettre à l’eau à la sauvage au risque de tomber sur une bande et de subir la triste loi d’un localisme de plus en plus violent. Et il n’y aura pas de Justice League, ou d’Avengers du surf, la règle de la dérive la plus affutée sera reine et les opprimés seront à la peine.

Alors quand, à l’aube de voir notre monde disparaître à petit feu, un hérault s’avance hors de la foule lors de la prestigieuse soirée des Surfer Poll Awards, et dit tout haut ce que beaucoup pensent trop bas. So Rad Le Mag se marre devant tant d’audace et soutient l’intervention alcoolisée de Noa Deane.

« FUCK THE W.S.L. !!! » laché au micro, devant la foule, sur l’estrade et ce, en pleine remise de leur trophée du meilleur film de l’année pour Strange Rumblings.

Le « Oh le petit enc*** de sa **** » d’un Dion Agius surpris mais pas dans toutes ses capacités lui non plus. Et le scandale qui s’empare quasi-simultanément des réseaux sociaux. Vous savez comment ça marche, le syndrome de la carcasse de boeuf musqué jetée à des vautours affamés, enfin le web quoi…

Si nous validons et appuyons l’audace et le message, la forme, elle, craint un peu et nuit plus à l’image du jeune homme homme qu’elle n’aide sa cause.

Présentant des excuses plus tard, notamment aux enfants et aux américains trop puritains pour tolérer le F-Word dans leurs oreilles délicates, M. Deane s’explique aussi. « Mon seul but était de montrer du doigt le fait qu’il ne faut pas laisser le surf évoluer en ce sens au risque de devenir un sport prenant l’exemple du foot…« 

C’est noble, mais c’est dommage qu’il ait attendu d’avoir 3 grammes pour s’exprimer. Ça aura eu le mérite de nous faire rigoler…

FREESURF RULES !!!

Les Humor Me Bitch seront de retour prochainement

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