HUMOR ME BITCH – La Glisse Au Pays Des Merveilles – Part II

AAAAHHHH, elle est de retour, la chronique de la semaine qui fait grincer des dents. C’est le fracassant cri de guerre « Humor Me Bitch« , ou la suite de l’histoire sans fin d’La Glisse Au Pays Des Merveilles.

So Rad Le Mag n’a pas pour vocation de se laisser glisser sur la vibe ambiante qui nous entoure… Aller brasser à droite à gauche, remonter à contre courant, raconter des blagounettes sur l’actualité rythmant la vie et l’évolution de nos belles activités, fait partie de nos petits plaisirs, de simples instants d’exaltations et d’exubérances quotidiennes.

N.B. : Avant de commencer à lire, sachez que ce texte inspiré de l’actualité, n’en contient pas moins de larges passages purement fictifs… Il est de bonne convenance qu’il faille lire cette chronique équipé d’un soupçon de second degré… Ou pas !!!

Et la semaine dernière, après la petite polémique (vite enterrée, pour une saine et belle image du sport par les hauts dignitaires du surf) visant le nouveau W.$.L., se déroulait en marge du Nautic de Paris (feu le Salon Nautique de Paris… ça fait quand même vachement mieux de dire Nautic, un peu plus international ouais Maggle), l’élection du marin de l’année par la FFV (Fédération Française de Voile).

Parmi les prétendants pour cet honorifique titre de Marin de l’Année, figuraient cinq windsurfers au milieu de navigateurs de courses au large, d’équipe de catamaran handisport et autres laseristes (rien à voir avec Star Wars VII, allez sur Allocinoche pour ça…).

C’est pas mal, mais ce ne sont pas eux qui ont gagné, malgré la rafle totale de tout ce qui se fait dans les vagues et dans les airs par Thomas Traversa cette année.

Du coup c’est le vainqueur de la dernière Route du Rhum, Loic Peyron et son énorme bateau qui gagne. Bravo à lui mais sitôt élu que le débat fait rage sur la toile, chacun prêchant avec plus ou moins d’objectivité pour sa paroisse.

Nous on s’en fout un peu, de savoir qu’au final, celui qui gagne c’est celui qui a la plus grosse (somme à la banque !!! Parce  que niveau ballzzz, T.T. met tout le monde à l’amende) mais l’histoire nous a encore bien fait rigoler, surtout les commentaires enflammés pleuvant en trombes de 0 et de 1 (So Rad Le Mag accro aux réseaux sociaux ? légende ou réalité ?)

De toutes les manières, plus personne n’en parle une semaine après. C’est comme tout le reste dans notre, parfois triste, époque moderne, ça sort aussi vite que c’est rentré. Alors nous on est là pour raviver un peu le brasier.

Posons nous donc plutôt la question « Mais qu’est ce que viennent faire cinq windsurfers au milieu de navigateurs en tout genre ?!!?« 

C’est comme élire le chien de l’année et de mélanger des pit-bulls avec des chihuahuas, et même y poser un ou deux ours tiens , bah quoi c’est aussi des canidés si on regarde bien… Ou tiens, on pourrait aussi décerner les césars du cinéma en mélangeant actrices pornos et comédiennes de théâtre !!! Cela n’a aucun sens nous dites vous ? C’est bien ce que nous pensons…

fédérastes

De là on peut même aller plus loin en se demandant ce que fait le windsurf dans cette Ô combien conservatrice mais grande Fédération Française de Voile?

Le funboard (nous ne parlons pas dans ce post de planche à voile à dérive encore qu’il y a moyen de se mettre des bons tirs) n’est pas un sport de voile c’est un sport de glisse, au même titre que le skateboard, le kitesurf, le snowboard … On parle toujours de sports de glisse, faisant peu référence à l’univers fédéral qui « identifie » chaque caste.

Certains disent qu’il faudrait que tout ce qui touche de près ou de loin à une vague rejoigne la fédé de surf. Mais la solution est elle vraiment là ? Tout comme en voile, les hauts dignitaires ne se concentreront que sur le sport qui ramènera le plus de foule et de pognon, délaissant, voir enterrant, les autres sports. C’est le cas avec la fédé de ski qui enterra, il y a quelques années déjà, le monoski (pourtant tellement fun) et qui petit à petit laisse le snowboard mourir à feu doux, ne faisant absolument rien pour l’évolution d’un sport qu’ils sont censés représenter au même titre que le ski.

Et si tel était le cas, les bureaucrates de la fédération des surfers ne seraient pas en reste, croyez en ces lignes. Dans ce milieu comme dans tous les autres dès qu’il y a fédération, il y a politisation de notre univers qui se voulait pourtant affranchi de tout cela, du moins à ses débuts. Mais la pomme tombe parfois bien loin de l’arbre et l’emprise des politichiens se fait ressentir jusque dans les couches les plus rad’ et anarchiques qui soient. J’ai découvert récemment que même le skateboard rentrait dans la fédération qui gère aussi le roller. WTF ??? Le skateboard qui est pour moi l’un des supports de glisse les plus libres qui soit se retrouve lui aussi chaines aux pieds et à la tête par une fédération qui, tôt ou tard, posera ses impitoyables règles. Puis-je avoir tort sur ce cas je ne souhaite que ça… mais l’histoire jusqu’alors tend plutôt à prouver le contraire.

Revenons à la planche à voile. Là où régnait avant soif de ride, envie de découverte, aventure humaine et sportive… Maintenant ce sont des votes qui s’imposent sous l’oeil souvent impitoyable de certains, afin de décider combien seront utilisées de voiles, de planches, quelles seront les marques autorisées sous les pieds des riders… Il y a dix ans, tu pouvais voir un petit shaper local devenir champion du monde en filant une board à un bon rider. Maintenant ces artisans du ride ont quasiment tous disparu, et il est désormais impossible de voir un de leurs flotteurs sous les pieds d’un mec en compétition. Sauf si il est déguisé aux couleurs d’une marque qui paye pour pouvoir figurer dans la liste des « partenaires ».

Nous en sommes donc là, tu payes, tu rentres, tu payes pas, t’existes pas. Normal dans le show business, sauf que là on parle de sports de glisse. Les slogans qui faisaient rêver il y a 20 ans, sont maintenant repris et plus que jamais instrumentalisés pour faire croire au renouveau d’un Endless Summer.

Mais l’essence de nos sports, celle là même qui nous mène en permanence en quête d’aventures et de liberté peut elle être fédéralisée, cadrée, légiférée ? À mes oreilles, fédéral rime avec carcéral mais chacun en fait ce qu’il en veut.

Et si la solution pour tout ce bordel était juste de ne rien en avoir à faire? De laisser les politiques du nautisme délibérer entre eux sur celui qui mérite le plus d’entrer dans l’histoire, de toutes les manières vite oubliée, des marins de l’année de la FFV ? Pendant ce temps on sait qui sont ceux à être allé défier les lois de la gravité dans le coeur d’une tempête sans pitié. Et on sait aussi qu’à chaque session quelque soit le support, nous glisserons sur les éléments, bétonnés, liquides, gelés ou enneigés… La vibe qui en ressort restera toujours la même, Ô douce sensation de liberté.

Alors encore une fois, crions-le haut et fort, ce cri qui colle à tous les milieux de la glisse libre …

FREESURF RULES !!!

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Un commentaire

  1. Alain CORRE
    18 décembre 2014
    Reply

    Notre liberté est essentielle ……. Surtout pas de FD …. Rien que du plaisir, de la glisse et des potes ….

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