DANS LA BRUME ECLECTIQUE… … et quelques bouts de songes éveillés

Nelson sort la tête par la fenêtre de la voiture, oreilles au vent. Je reviens de ma dernière balade estivale. Une balade plus mélancolique, plus douce, moins frénétique que les précédentes. Entre campagne et bord de mer, la plume au bout des doigts, à continuer ce projet qui verra bientôt le jour – où peut être passera-t-il après la mise sur papier d’une autre balade estivale, entre semelle fumante, sangle de sac à dos éreintante et asphalte brûlant. Quelques nouvelles ici et là, et pourtant moins l’envie de parler d’un milieu qui ne désire pas toujours entendre la voix imprimée d’un branleur inspiré, auteur auto-proclamé, chahuteur des mœurs et des cœurs inhibés, imbibés, aveuglés d’estime personnelle alors que le Fun se devait de rester vrai. On y reviendra en image, seulement ce sera plus tard…

Il y a toujours de belles perles et de beaux instants, et c’est à cause de ces charmants moments que So Rad Le Mag semble être moins actif en ces temps – sur la toile tout du moins car croyez moi le clavier fume, assailli par des doigts frénétiques, possédés et investis d’une mission, celle de relater cette rencontre de l’hiver passé. De beaux paysages en fond de toile, l’amour inconditionnel de la glisse en trame de vie et des découvertes, des amitiés, de belles personnes pour délier la plume, entrecoupée de pensées, de bouts d’histoire et de certains drames, tout ce qui fait une vie remplie de voyage et de réalité alors qu’elle n’est consommée qu’à peine de moitié… Ces Pièces De Vies cherchent encore le chemin du papier, tels des écoliers perdus en route, à moins que l’illusion digitale ne fasse son miracle, plus que quelques petits mois et vous verrez bientôt tout ça…

Entre les lignes noircissant le papier, celles plus blanches, celles de la route qui défilent, nouveau détour breton histoire de cueillir quelques sourires, du kouign-amann et du lait Ribot. C’est vachement bon. Dans la brume, de l’aube au crépuscule, d’autres lignes s’enfilent et se suivent, des lignes de houle se changeant en vague avant de finir leurs vies sur les galets du rivage. La ligne d’horizon ne se distingue plus, on sait qu’elle est là, plate et tendue, lisse comme la peau d’une orange, mais j’ai besoin que ça change et reprends la route sinueuse, celle qui mène aux montagnes majestueuses. C’est la fin d’une saison, L’automne est le printemps de l’hiver, disait Toulouse-Lautrec, et pour nous la migration vers le froid, le blanc et le calme, perdu entre les épicéas, où le seul bruit sera celui de la pointe d’un stylo grattant ses mots, et de l’encre séchant sur un papier plus ou moins blanc.

SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES

Sans internet ni électricité, la quête d’une authenticité longtemps désirée est sur le point de se réaliser, So Rad Le Mag en hibernation n’entre pas, mais vivra seulement au rythme engourdi pour ne pas dire ralenti d’un l’hiver, isolé dans un chalet où nulle route ne mène si ce n’est un chemin qu’encore faut il trouver…

Laterzzz folks,

Colin

SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>