On avait pourtant prévu un beau texte sur Alex Grand Guillot pour aujourd’hui.  Mais voilà la vie étant ce qu’elle est, et face au Cauchemar d’hier soir, on se sentait moyen chaud de sortir un truc sur un jeune rider insouciant au lendemain de ces tristes évènements.

Au réveil, mû par de nombreuses pensées, je me suis emparé de mon clavier et en est sorti cette #PtiteHistoireDeTontonRadMan.

illustrations : Anne C.

texte : So Rad Le Mag/Colin Hemet

L E S A V E N T U R E S D E S R A D B O Y Z D E C H I E N V I L L E S U R M E R

P E R S O N N A G E S P R I N C I P A U X :

Slim : Devenu mi-homme/mi-skateboard suite au crash d’un astéroïde en pleine session street et où il fut mis en contact avec du sang de l’Alien (celui de Ridley Scott, un acteur raté venant de Pluton, et qui fut fauché en fin de tournage par le sus cité astéroïde).

Bébear : Ours polaire schizophrène, doué de parole et de réflexion suite à l’ingestion d’une cuisse de l’Alien (toujours celui de Ridley Scott) et ce, peu de temps après le crash de l’astéroïde.

Swell : Ex-surfer hot local, au franc parler et au violent passé, qui se retrouva fusionné corps et âme, avec l’océan lui même, suite au tsunami provoqué par le crash de l’astéroïde et lors duquel il entra en contact avec une matière visqueuse s’avérant être du foutre de l’Alien (inutile de vous préciser que l’on parle toujours de celui de Ridley Scott).

Cauchemar : Aussi appelé Caucheese, Big C ou encore Cauche-boy, c’est l’ennemi, le vilain, l’oppresseur, le grand méchant de cette histoire

P R O L O G U E :

Un astéroïde est entré en collision avec la moitié de la planète, laissant la folie, le désordre et le chaos s’emparer des foules.

Parmi les survivants de la catastrophe (la quasi-totalité de l’occident y est passé) les fanatiques religieux de tout bords se sont emparés des esprits faibles, alors que les politichiens véreux s’occupaient de plumer ce qu’il restait de vie économique sur Terre.

Les plaisir les plus simples devenaient payant ou objet de culte, les vagues et pentes enneigées sont devenues privées et interdites, les passions se déchainaient.

Dans tout ce fracas, trois êtres, mutés suite à l’accident de l’astéroïde, animés par la même passion de la glisse et de toute l’aura qui l’entoure, se sont retrouvés et ensemble, vont lutter contre Cauchemar, le mal qui s’était installé dans l’esprit des gens suite à la prise de contrôle par les pires ordures du moment.

Prenant le taureau par les cornes, nos trois lascards, Slim, Bébear et Swell, ont décidé de rendre au peuple, ce qui semblait être le plus vital, à savoir leur liberté de rêver.

Les Rad Boyz s’auto-proclamèrent de la sorte, héros anarchiques du ride et du monde libre où seul le fun importe.

Après de nombreux combats, de luttes acharnées, plusieurs plages furent libérés du joug des taxateurs, retournant la beauté d’une vague à sa plus simple forme, celle qui s’offre aux yeux des enfants, qui s’imaginent alors survolant les écumes sur des noseriders aux courbes parfaites.

Le Peuple Libre du comté de Chienville Sur Mer était né.

Plusieurs kilomètres de côtes ayant été rendus au peuple, certains se remirent à l’eau, à surfer. Les rires et cris de joies revinrent sur ces plages, et de ce côté là de la planète Terre, l’espoir revint chez l’être humain.

U N M A R S E T Ç A R E P A R T – O u c o m m e n t C a u c h e m a r d p e r d i t u n e n o u v e l l e f o i s l a f a c e . . .

Cela fait un cycle d’espace vent maintenant que les breaks du grand Ouest ont été libérés. Pour l’occasion, le retour d’un grand concept allait faire la joie du Peuple Libre, attention mesdames et messieurs, un … Concert … Gratuit !!!

Les préparatifs se firent vite. Une immense scène posée sur la plage devant la magnifique droite déroulant sans fin et sobrement baptisée « la plage de la droite sans fin », pléthore d’artistes ressortant de vieux vinyles, seuls survivants culturels de l’apocalypse musicale dans laquelle la Terre avait sombré quelques années auparavant. Ainsi, de vieux sets de Deenasty, de Laurent Garnier, ou encore du Crystal Distorsion étaient attendus et nombre de gens salivaient déjà devant l’idée de tant de vibes synapsiques à venir…

Le mot courrait dans toute la région qu’un événement hors du commun allait prendre place, et bientôt tout le reste de la planète fut au courant de l’incroyable audace du Peuple Libre.

Ce ne fut bien évidemment pas du goût des autres forces en position de part et d’autre de ce qu’il restait de notre monde. Si Rêve venait à conquérir plus d’adeptes, alors il fallait faire sévir Cauchemar de nouveau. La peur devait revenir dans le cœur des Hommes, ils seraient bien plus faciles à contrôler de la sorte.

Sous forme de monstres assoiffés de sang, dents tranchantes et chimie du corps explosive, de sombres formes humanoïdes longeait les murs, s’engouffraient dans d’épaisses forêts et rampaient sous les lourdes montagnes pour enfin prendre d’assaut, toute haine dehors, la « Plage de la droite sans fin ».

Se précipitant, les yeux injecté de sang, sur la foule, qu’elle ne fut pas leur surprise de s’écraser contre une paroi dorée, chaude et moite, respirant le bonheur et le soleil, la musique s’emparait de chaque esprits présent et, ensemble tous connectés par les basslines, dégageaient cet aura surpuissant les protégeant de quelques mauvaises ondes qu’il put être.

C’était un plan de nos Rad Boyz. Sachant pertinemment ce qui les attendait, à défier ainsi la mauvaise conscience des vilains de toutes parts, ils avaient pris soin de chercher chaque chanson, chaque piste et tracks qui rendrait le Peuple Libre heureux et suintant de Rêve pur. Toute cette énergie positive déclencherait une vaste bulle anti-terreur et empêcherait les mauvais songes de Cauchemar de se répandre en semant peur et chaos.

Toujours aussi prévoyants, ils étaient restés à l’affut, prêts à bondir sur Bad C dès qu’il pointerait le bout de son nez.

Ils n’eurent pas à attendre longtemps, et ce fut un véritable spectacle.

Enfin imaginez vous un ours polaire, sur-musclé et gigantesque, se parler à lui même tout en vociférant une pluie d’insultes à l’encontre de ses agresseurs, et ça, bien évidemment avant qu’il ne se mette à charger, une charge terrible où le sol se mettrait à trembler.

Et bien c’est ce qu’il se passa.

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Au début, Cauche-boy ne s’est pas laissé intimider. Mais, arrivant de nulle part et à une vitesse folle, il se faisait passer dessus par quelque chose. Laissant des étincelles à chaque contact, et faisant un bruit de ferraille grindée, c’était ce bon Slim qui shreddait tout simplement l’ennemi. Le ridiculisant et le lacérant de flips, tail slide dans la gorge et de nollie knock-out alors qu’une autre partie du Bad C. se faisait taillader de terreur par un Bébear déchainé et ayant surtout l’air affamé.

La peur s’était retournée contre son soit-disant maître, et une vague titanesque arrivée de nulle part s’abattit sur ce dernier, nettoyant au passage toutes les souillures et fuites de peur que Caucheese avait laissé sur le sable après l’assault simultané de Slim et de Bébear. Swell, en néo-écolo-ex-gangster de spot ne supportait pas que l’on salisse sa plage et venait de sortir sa carte tsunami pour finir de terroriser l’assaillant.

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Effondré et apeuré de son propre sort, Il se vît tendre un Mars Glacé par l’ours géant.

Il faut savoir que cet ours était accro à ces barres glacées depuis le jour où poursuivant une aventurière du Pôle Nord, il était tombé dans un vieux cargo pris dans les glaces depuis quelques années maintenant. Sa cargaison débordait de Magnum Double Caramel et de barres glacées Mars. Depuis il ne rêve que de revoir la délicieuse demoiselle qui au lieu de lui servir de repas, lui avait fait découvrir ce monde de merveilles enchantées et de rêves sucrés, délices de papilles dorées aux sweet vibes sur-colorées.

Cauchemar, au début effrayé en voyant le colosse lever son énorme patte, fut ensuite surpris. Il se mit à leur rire au nez, ayant recours à d’autres menaces ridicules de fin du monde tels qu’ils le connaissaient.

Slim lui décocha son attaque pop shuv-it en pleine mâchoire, Bébear en profita pour lui enfourner la barre de glace dans le fond de la gorge et ils attendirent.

La musique continuait sans fausse note de faire vibrer les synapses du Peuple Libre, le sourd bruit des basses venaient cogner contre l’amas de chair, putréfiée par le Mal, du vilain.

La chair se mit à gonfler, à faire des bulles. De la fumée se mit à sortir des plis de vêtements sombres alors que la viande se mettait carrément à crépiter. Au moment où la musique atteignait son pic de force, la foule se retourna et, le corps gavé de barre glacé au goût vanille, explosa dans les airs en un superbe feu d’artifice.

« Eh ouais, c’est comme ça – dit l’Ours Blanc – Un mars, et ça repart !!! Oh et ne me dit pas que je fais de la pub gratuite en sortant des slogans pareils hein – à lui-même – Mec je ne te juge pas, je ne fais que constast… – Ta gueule !!!

Slim et Swell échangèrent un rire, Bébear continua de bougonner avec son lui même. La fête poursuivit son cours sans que nul ne se rende compte de rien. Les good vibes restaient intouchables, charmeuses éternelles de Rêve, pourvoyeur solidaire de bonheur.

See you later

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Inspiré du roman pas encore publié et sans vraiment de titre, mettant en scène nos héros dans diverses aventures, en hommage aux victimes de cette ignoble journée du 13 novembre 2015.

Le rêve est Eternell et le fun son plus fier partisan.

4 réactions au sujet de « ON NE POUVAIT PAS RESTER SANS RIEN DIRE »

  1. « qu’elle ne fut pas leur surprise de s’écraser contre une paroi dorée, chaude et moite, respirant le bonheur et le soleil »
    Merci pour cette histoire… des mots simples pour redonner espoir.

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