SO RAD EN BALADE – Bonaire 2014 – PWA ‘n Pro Kidzzz – Part II

À Bonaire, le pick up s’impose. Une fois les clés récupérées dans la boite de location et les bagages déposés à l’hôtel Sonrisa, Ruben nous conduit sur le site de l’évènement à quelques petits kilomètres d’ici, faisant quelques détours afin de me montrer deux trois bouts de son île. Maisons colorées, routes étroites, petits bouts de port un peu partout… Les flamants roses, chèvres, ânes, lézards et iguanes prennent le soleil. Cette partie de l’ile est assez sobre, marais et mangroves, quelques cactus et arbres desséchés mais toujours vivants, sable fin et blanc et bien sûr, l’eau des lagons turquoises. Au loin sur le reef, les vagues cassent violemment. Mais point de surf possible, avec le vent omniprésent et toujours venant de mer, les vagues cassent directement sur le récif et ne déroulent pas.

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 Nous voilà sur Sorobon Beach, le légendaire spot de freestyle. Si les freestyleurs devaient aller au paradis, c’est ici qu’ils se rendraient.

Imaginez la carte postale classique, rajoutez y les sourires des locaux, un sound system installé sur la plage où les lourdes basses d’une musique club-trap-dubstep dénotent avec la tranquillité du paysage et de l’ambiance. Une poignée d’étrangers, quasiment tous windsurfers professionnels sont venus des quatre coins de la planète pour la coupe du monde freestyle PWA. Et pourtant peu de sourires parmi ces derniers, la concentration règne, certains n’ont pas l’air contents de leurs résultats, les locaux font un massacre dans les classements habituels, et la nouvelle génération fait plus que de la figuration. Maaike Huvermann et Amado Vrieswijk. 16 et 18 ans, ces deux jeunes qui l’an dernier restaient dans les bas-fonds des classements squattent maintenant les 2ème et 3ème places du classement final, faisant au passage grincer les dents de nombreux pros qui ne les auront pas vu venir si vite à ce niveau de régularité et de professionnalisme.

l’instant chauvin: Le Team France Windsurf s’en sort moyennement bien. Le niveau est ultra élevé et il y aurait en plus quelques histoires de sous-jugements qui trainent. Parfois flagrantes, ces erreurs coûteront surtout cher à Nico Akgazciyan. Avec un move carrément oublié par les juges et qui aurait fait pencher la balance en la faveur de Nico pour rentrer dans le top 5. Les juges feront recourir le heat au lieu de le mettre vainqueur, créant au passage des tensions que l’on voit rarement dans le milieu. Chaude ambiance, dommage pour Nico qui s’énerve pourtant difficilement et frôle de son aileron le top 10. Anto Ruenes, premier français, loupe de peu le top 5 et finit 8ème, avec un gros style comme d’habitude. Les plus jeunes Adrien Bosson et Julien Mas se talonnent, gardent un top 15 et repartent déçus de Bonaire. Pour finir Antoine Albert de Nouvelle Calédonie n’a pas encore baissé son wishbone (cf: brève du WINDMEET Mondial Du Vent) mais commence à y penser après avoir échappé de peu à la dernière place en se réveillant sur la dernière double élimination. En travaillant son amplitude il pourrait aller plus loin, mais pour rentrer dans la catégorie « stylish », il faudrait qu’il évite de porter son débardeur trop grand, laissant marques de coups de soleil à mi-bras et tétons d’ados pré-pubère apparents.

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je taille un peu Antoine Albert dans mes articles et il le prend plutôt bien, il mérite donc d’avoir sa photo sur cet article, tirée d’une session au couché de soleil lors du dernier jours de la PWA, prenez le comme un avant goût du prochain article…

Le soleil tombant vite, (il fait nuit à 18h30) Ruben conduit notre fier pick-up Toyota dans des chemins longeant la cote sud de l’île. Et là, surprise!!! Au détour d’une pointe, que vois-je? Une petite, mais parfaite, gauche déroulant sur un plateau… Deux surfeurs à l’eau, prennent des vagues alors qu’un kitesurfer profite des rampes pour s’envoler sur de gros blind judge et autres 540° HP, twin tip et chausses de wakeboard aux pieds. C’est propre, c’est stylé.

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Il y a donc moyen de surfer sur cette ile. Ruben me parle des ouragans, c’est à ce moment qu’il faut aller surfer, que les vagues sont les plus belles, les plus grosses aussi… Je ne sais pas si j’arrive à imaginer la chose… pour nous européens, le mot ouragan ne colle pas forcément avec l’expression « meilleure session de toute ma vie ».

La visite continue, en passant par les marais salants. Ici le soleil et le vent s’occupent de quasiment tout. Pas de petits carrés, ni de circuits extraordinaires pour que l’eau s’évapore et que le sel cristallise petit à petit… Juste de grandes étendues d’eau très peu profondes, s’asséchant avec le soleil et, poussé par le vent omniprésent, le sel s’accumule sur la berge. Il n’y a donc plus qu’à récupérer de gros blocs de sel, les jeter dans la benne d’un auto-broyeur géant qui charge directement les bateaux…

Parsemé un peu partout sur cette partie de l’île, de tristes vestiges d’un passé dont les mots ne sont pas assez forts pour en décrire la barbarie, les « slaves’s huts », microscopiques cabanes de terre où les esclaves devaient se loger. Toutes rouges ou toutes blanches, des frissons parcourent mon échine au moment où l’on passe devant et reviennent en tapant ces lignes…

Il est 3h en France, 21h ici, il fait faim, nous sommes toujours debouts et éveillés depuis notre départ à 6h du matin d’Amsterdam et il fait faim!!!

Ruben a un bon pote qui tient un restaurant sur le port, l’endroit s’appelle comme son propriétaire, Sebastian. Allemand d’origine, après avoir tenu un restau Bavarois dans les Alpes Autrichiennes, l’envie de chaleur et de windsurf l’a fait déménager sur Bonaire avec femme et enfant. L’enseigne Sebastian me fait rigoler, encore plus quand j’apprends que son fils s’appelle lui aussi Sebastian AKA Junior, heureusement qu’ils n’ont pas de chien… Mais le personnage est drôle et sa cuisine excellente. c’est mon premier barracuda et je n’ai qu’une envie, couvrir à nouveau mes papilles gustatives de cette chair tendre et goûtue. L’endroit est vraiment cool, apaisant, la serveuse vénézuélienne, Joy, est absolument magnifique en plus d’être sympa, n’hésitant pas à discuter et rire avec nous. La première nuit sur l’île de Bonaire sera plus que réparatrice, au point de ne pas ressentir de décalage horaire, le lendemain matin non plus d’ailleurs…

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La suite dès que possible, laterzzz folks

Colin d;{-

2 réactions au sujet de « SO RAD EN BALADE – Bonaire 2014 – PWA ‘n Pro Kidzzz – Part II »

  1. Bon ! Beinnnn, on y va ? Ça fait trop envie, pourtant tu sais que je suis pourtant plutôt pays nordiques, mais là je dois dire…. Continue à nous faire des beaux articles comme ça !

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