Quand So Rad annonçait début mai qu’on allait se balader au Mondial Du Vent, ce n’était en fait qu’un faible prétexte pour aller voir ce qui se passe à côté et rencontrer du monde.

Dans le Sud et plus particulièrement à Leucate, une des figures locales, c’est le très fameux Julien Taboulet AKA Wesh.

So Rad vous fait découvrir ou redécouvrir l’animal sous un nouvel angle, allant fouiller dans ses souvenirs les plus enfouis pour vous sortir les instants « raaad » d’un des riders français les plus influents du milieu.

Chapitre III: Où de quand un sacré bagout vous sort un Wesh de l’embarras:

Je retrouve le Wesh au comptoir. Il sert des chocolats chauds, des glaces ou (et oui…) des bières à ses clients. À peine revenu de sa journée de directeur de course du WindMeet au Mondial du Vent qu’il est déjà au taquet derrière son bar au WCC.

Il change l’eau du café, garde le smile, discute du Red Bull Storm Chase avec les clients/fans tout en en sirotant sa Budweiser.

Ce soir c’est l’effervescence au club. Ce sont les derniers préparatifs pour la soirée Matahi, la boisson énergétique au jus de baobab. C’est une vraie fourmilière, mais plus tard dans la nuit, DJ Romu Tatête aura enflammé la foule venue nombreuse sur des gros sets de bass music bien énervés. On a adoré…

10334345_10152112612157709_8322179117632974197_n

Revenons à ces préparatifs et à notre Wesh Side Story. C’est d’ailleurs assez compliqué pour discuter avec Julien. Au moment où l’on veut prendre un peu de temps pour s’isoler et continuer de récolter les histoires du Wesh, il est 19h13 et un groupe de 3 belges débarquent tout sourire pour louer du matos de windsurf pendant une heure. Mort de rire, Wesh repart les équiper et les coacher brièvement avant de laisser son moniteur de voile prendre le relais. C’est ça l’esprit du WCC.

Profitant d’une accalmie temporelle, on se cale dans le camion pour discuter un peu de la suite de ses aventures toujours plus abracadabrantesques !!!!

Nous voici donc replongés en l’année de grâce 1998, année des premiers double-forwards et surtout année du futur move signature du Wesh, le table top forward. (On envoie la planche au dessus de la voile en se désaxant avant de partir sur une grosse rotation avant… C’est juste vraiment stylish).

« C’est Steve Allen qui m’a donné l’inspiration pour ce move, ça m’a sauvé plus d’une fois en contest… » De l’avis de bon nombre de riders, le table front de Julien est le plus violent et le plus radical de tous les riders de coupe du monde. Pourtant souvent imité, son style et son engagement n’aura jamais été égalé.

Je suis en train de relire ces lignes, et je suis en train de me rendre compte que « oulalaaaaa » je parle de windsurf et de trucs que tout le monde sait déjà !!! Mais que fait le Wesh d’autre que le windsurf ? Eh bien une fois n’est pas coutume, en pleine saison de coupe du monde aux Canaries il casse des voitures avec Tonio.

Encore vous direz vous? Mais sauf que celle ci il faut vraiment vous la raconter…Tout commence par une belle soirée où, quelque peu éméchés, les deux compères se sont pris le seul arbre d’une route déserte au volant d’une voiture de location.

« On l’avait forcément cherché. Burns et dérapages dans tous les sens avant de se tamponner cet arbre, la voiture de loc était archi morte. On ne pouvait ni la rendre, ni expliquer ce pourquoi elle était dans un tel état sinon on finissait en tôle. Tout en réfléchissant devant la bagnole flinguée, on s’est rendu compte qu’on était au dessus d’une falaise. Ni une ni deux, nous voilà à pousser la caisse vers le bord du gouffre pour l’envoyer se reposer en paix au fond de l’eau. Une fois le job fait, on est retourné à l’appart pour se coucher. » (ndlr: petit rappel, cette voiture est cassée de partout, a les pneus à plats et les deux sont bien rôtis…)

« Le lendemain matin, on se réveille, on ouvre la porte et là le choc !!! la voiture était posée devant chez nous !!! Avec une convocation chez les flics accrochée sur la porte… En fait la caisse s’était plantée dans un rocher avant de tomber de la falaise, la police locale l’avait retrouvée et nous l’avait gentiment livrée sur le pas de notre appart. »

Les deux artistes partent donc la queue basse au poste de police. Tonio ne dira pas un mot, Julien lui, enchaînera les histoires abracadabrantes « ahhhh on se l’était faite voler, merci de l’avoir retrouvée mais vu l’état comment on va faire avec la boite de location ? C’est une tragédie monsieur l’agent, oui absolument une tragédie, aidez nous, comment on va faire??? » Ça a marché…

Ils auront eu très chaud sur ce coup mais ils s’en sortent sans dommage. Des fois le monde judiciaire est vraiment bizarre. Tant mieux pour Wesh et Tonio qui auront frôlé le passage en prison et une amende qui aurait été très très salée…

son: M.Oizo – Positif

 

Nous sommes maintenant en 2001. Cette année Antoine Albeau devient champion du monde de windsurf freestyle. Julien fini cinquième et gagne le titre de champion de France, toujours en windsurf freestyle, devant Antoine. C’est leur dernière année de gloire dans cette discipline car derrière, la nouvelle génération de freestyleurs, celle que l’on connait aujourd’hui, débarque sur le Tour.

« En 2002, on continuait encore le Tour, mais entre Ricardo Campello qui inventait trois nouveaux tricks par mois et l’étape de Bonaire dans les Antilles Néerlandaises, on a décidé d’arrêter. Le vent super léger, les petits gabarits, nos ailerons de 30 cm qui raclaient le fond alors que les p’tits jeunes eux avaient déjà des ailerons tout courts… On s’est fait tordre et on a dit stop. »

Ils ne repartent bien évidemment pas de Bonaire sans être allés tirer quelques freins à mains. Et cette fois, ce sont les jeunes brésiliens fraichement débarqués sur le tour qu’ils emmènent dans leurs cascades. « On était vénère d’avoir perdu comme ça, du coup on s’est vengé sur le pick up de loc’, on a emmené les brésiliennes et ils nous ont pris pour des fous. Toni Tocard était avec nous lui aussi, tiens mets lui une spéciale dédicace dans ce post. Il me manque celui là aussi.« 

Et c’est ainsi que Julien devient un pur waverider, ne vivant et ne s’entrainant que pour ça, avec l’objectif à l’époque de devenir champion du monde de vague.

« C’est à cette époque que je me suis remis au wakeboard, en 2003. Physiquement c’est un super entraînement pour le windsurf. Et je sais aussi que ça a vraiment influencé mon ride. Je me suis mis à écarter le stance de mes straps, à me servir des appuis du wake pour le transposer en windsurf. C’est comme ça que je me suis forgé petit à petit le style avec lequel je ride maintenant.« 

On se rapproche du Wesh que l’on connaît maintenant, le Julien qui démonte les vagues avec son style puissant, des appuis aggressifs et un engagement maximum.

D’ailleurs teasons un peu le prochain chapitre avec ce clip de 2004, le fameux « Rock’n Roll »

Laterzzz

Colin d;{-

À Heidi, tes ronflements vont manquer…

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *