SO RAD CHRONICLES – WESH SIDE STORY – Chapitre 1

Quand So Rad annonçait début mai qu’on allait se balader au Mondial Du Vent, ce n’était en fait qu’un faible prétexte pour aller voir ce qui se passe à côté et rencontrer du monde.

Dans le Sud et plus particulièrement à Leucate, une des figures locales, c’est le très fameux Julien Taboulet AKA Wesh.

So Rad vous fait découvrir ou redécouvrir l’animal sous un nouvel angle, allant fouiller dans ses souvenirs les plus enfouis pour vous sortir les instants « raaad » d’un des riders français les plus influents du milieu.

Chapitre I : La jeunesse du Wesh :

RDV était pris avec Julien dans son club, Le Wesh Center Crew. Arrivé un peu en avance on a pris le petit déjeuner sur place, royalement accueillis avec chocolats chauds, baguettes et confiture de fraises par Caro Barbeau sa femme, Mimo le cuisto et le reste du team WCC. Le Wesh a des affaires à régler et doit arriver dans incessamment sous très peu. Pas grave, on a le temps et le cadre est plus que cool. C’est qu’on se sent vraiment bien ici. Le Wesh Center Crew devient d’ailleurs dès lors notre QG pour la semaine…

Mondial du Vent oblige, les initiations du matin prendront trop de temps à Julien, moniteur pour l’occasion.

Malgré un vent très fort, la séance se passe très bien, les éléves boivent les paroles du Wesh comme du petit lait, les autres windsurfers sillonnant le spot du Goulet à toute allure accroissent encore plus la motivation des stagiaires pour déboîter le plan d’eau à leur tour, tout en admirant les montagnes enneigées se découpant à l’horizon.

Je l’entends crier à l’un de ses mini riders « Mets le mât sur l’avant, sur l’avant !!! Ouais c’est bon , ALLEZ ALLEEEEZZZZZZ YEAAAHHHHH !!!!  » Et son stagiaire de commencer à prendre de la vitesse, partir au planning et découvrir ce qui doivent être ses toutes premières sensations de glisse pure… Wesh jubile, un passionné de plus, c’est de toute beaaauuuté !!!

On le retrouve le midi, Mimo nous offre un excellent burger maison chacun et l’histoire commence.

« J’ai commencé le windsurf en 1986 à Tarifa, mon père avait attaché un cubi de vin rouge vide en haut de la voile pour faire un flotteur et éviter qu’elle ne coule, du coup tout le monde nous prenait pour une famille d’alcoolo ».

Mort de rire la discussion poursuit son cours. « Mon père faisait de la vitesse, en windsurf classique mais aussi en tandem (ndlr: deux voiles et deux riders sur un seul flotteur) du coup j’ai pas mal appris comme ça aussi. »

Sa première incursion dans les vagues, mini-Wesh avait 10 ans, il tirait des bords dans les vagues de Cotillo aux Canaries et a aussi cassé son premier mât ce jour là. Quand on connait la violence brute de son ride d’aujourd’hui et le nombre incalculable de mâts brisés, depuis des années, il promettait déjà de belles choses.

 » À 12 ans, j’ai fait ma première compète. C’était aux Saintes Maries de la Mer, sur le canal. Ils y organisaient des semaines ouvertes où l’on pouvait passer autant de fois que l’on voulait pour essayer d’améliorer son chrono, j’avais du faire pas loin de 30 nœuds… « 

« Mon père a toujours dit qu’il arrêterait la compétition quand je l’aurai battu. »

Et en 1995, Wesh junior à 15 ans et signe un chrono à 39.05 nœuds, bat son père et s’ouvre les portes de sa première coupe du monde vitesse. À Tarifa, là où tout avait commencé pour lui quelques années plus tôt. Il y rencontrera les grands noms du windsurf speed d’aujourd’hui (bien que déjà très forts et connus à l’époque), Antoine Albeau, Bjorn Dunkerbeck, Anders Bringdal…

Après cette première incursion, dans le haut niveau, Julien continuera dans la lancée et s’engagera sur la coupe du monde et sur le circuit français dans toutes les disciplines.

Après une enfance et un début d’adolescence passé à Lyon, il migre à Leucate en 1997. Il sympathise avec Antoine Albeau lors de l’étape PWA d’Aruba, et deviendra son protégé dès lors.

Mais c’est en République Dominicaine, pour une autre étape du tour mondial que tout commença vraiment.

« J’avais une grosse caisse à outils que mon père m’avait filé, avec marqué dessus Julien Taboulet F-100, Tonio (A. Albeau) est arrivé un jour et a rajouté au marqueur juste en dessous Julien Taboulèchemoilesboules… ça m’a suivi un temps, puis c’est devenu Taboulècheweshwesh, puis juste Wesh« 

LE WESH ÉTAIT NÉ !!!

 Wesh-Side-Story

 La suite dans quelques jours

Colin d;{-

Pages

Un commentaire

  1. Rider11
    4 juin 2014
    Reply

    c’est vrai pas faut wesh center crew c’est le meilleur club d’où je m’entraine chaque semaine… 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *