L’ITW DU SHORT – SICK DAY

On balance ça comme ça, une nouvelle rubrique pour les films courts qui nous tapent dans l’oeil. L’Interview Du Short. Sick Day de Philip Soltysiak pour commencer.

« Colin : Salut Phil quoi de neuf ? Ça s’est bien passé Sylt (La troisième et finale étape de l’illustre coupe du monde de freestyle PWA) ? Plus de fun dans les soirées que dans le shore break non ?

Phil : Hahaha, disons que le shore break aura vraiment su me faire passer du bon temps cette année !

C : Hahaha. On n’est pas là pour parler de la coupe du monde de freestyle de toutes les manières – bien qu’il y aurait un paquet de truc à raconter sur le sujet. Parlons plutôt de ton dernier film, SICK DAY. On a adoré à SO RAD LE MAG, et on s’est posé deux trois questions sur certains détails. Comme les poules par exemple. Tu as des poules ? Elles te font des oeuf tous les matins ? La mienne a un peu de mal niveau régularité de ponte.

P : Quand je suis sur Hood River, j’habite chez mon sponsor Bruce Peterson de Sailworks. Ce sont ses poules. Elle sont sensées pondre plus d’oeuf qu’il n’en faut pour cuisiner et manger. Quand on a tourné SICK DAY, elles n’en n’ont pas pondu un seul. Elles doivent se faire vieilles…

C : Un jour, moi aussi ,j’emmènerai ma poule aux Amériques. Sympa tes lunettes au fait. Revenons au film. Une pédicure ? Vraiment ? Est-ce si important de prendre soin de ses pieds, orteils et ongles quand on est un freestyler pro ?

P : Merci ! Ces lunettes viennent de Colombie. C’est un windsurfer local de Hood River qui les a ramené et elles se sont malencontreusement retrouvées dans ma voiture. L’occasion parfaite pour le film que de leur faire vivre une histoire de plus  !
La pédicure est une blague (ah bon ?!) Je n’en ai jamais fais de ma vie. Mais, et je dis bien mais, il est de la plus grande importance de prendre soin de ses pieds, de ses orteils et de ses ongles quand on est windsurfer. Je passe énormément de temps pieds nu, crapahutant sur des cailloux glissants, me cognant dans le pied de mat, dans les footstraps, ripant, tordant, m’arrachant, me tiraillant dans tous les sens à chaque figure, qu’elle soit posée ou ratée.
C : En te regardant rentrer dans la boulangerie en combinaison et en harnais pour commander un croissant. On imagine bien que tu ne connais pas toutes les personnes présentes. Comment réagissent les gens ? Font-ils des mauvaises blagues ou est-ce que Hood River est cool à ce point ?

P : J’adore Hood River parce que la population y est tellement sympa que je m’y croirais comme au Canada. Pour autant je n’imaginais pas me sentir autant à l’aise au Doppio Coffee (tenu par un windsurfer local). Je passe tellement de temps en combinaison, c’est devenu normal pour mon cerveau d’être habillé de la sorte et commander un café ainsi vêtu ne me surprend finalement pas.  Et même si il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois, les gens d’ici ont l’habitude de voir des gars en tenu de VTT, d’autres avec des skis sur l’épaule ou un kayak sous le bras, en plein centre pour aller se faire un café/croissant entre deux sessions.

C : En parlant de croissant. Il y a celui que tu manges, et il y a ceux que tu a eu la chance de savourer en France. Verdict ?

P : Le croissant du film était vraiment bon. Mais, le meilleur croissant que j’ai en mémoire venait d’une authentique boulangerie française, à Six-Fours Les Plages, où nous avions dû attendre quelques minutes pour qu’ils sortent du four. C’était le meilleur croissant de toute ma vie !!!

C : J’était mort de rire quand le mec te saute dessus pour te poser une question sur les ailerons. Voilà qui sonnait comme délicieusement déjà vu. T’es t-il arrivé de louper les deux petites heures de vent que la session du jour offrait, suite à une expérience similaire ? Ça m’est arrivé… à cause d’une fille… J’aurais mieux fait d’aller à l’eau.

P : Bon je ne peux pas dire que j’ai loupé une session à cause d’une fille. Mais sur des questions d’équipements… Une toute autre histoire je te le dis !!!

C : Je ne sais pas si tu as eu la chance de voir les vidéos que l’on fait. Quelques unes de nos plus décalées ont été reçue par une pluie d’insultes ( Pièces de vies X Julien Mas – pour ne citer qu’elle). Tout s’est bien passé pour toi ? Pense tu que le monde de la glisse 2.0 manque du fun et de la créativité que tu montres si bien dans SICK DAY ? J’aime à penser que tes sponsors ont adoré.

P : Je n’ai reçu que des bons retours sur ce film. Mon but était de faire une vidéo de Windsurf drôle et légère, et je suis persuadé que c’est ce que les gens y ont aimé. Le plus important, c’est le job qu’Alex Mertens a su faire en assemblant les images de façon à offrir le résultat final. C’est ce qui est le plus dur quand tu monte un film de ce style.
Quand je regarde un film de glisse, celui qui me reste en tête, celui que je vais partager en le montrant à des potes, c’est celui qui m’aura fait le plus rire. Je ne pense pas que le sport manque plus de créativité qu’un autre, mais ce qui est sûr, c’est que plus ce sera drôle et original, plus il y aura de chance que je m’en souvienne pour un bon de temps.

C : Tu te souviens de ces grands classiques du windsurf ? Soul Wave – 1997, Double Or Nothing with Francisco Goya & Jason Prior – 1994 ? Tu les as vu ? On ne voit plus trop de film de ce genre. Les long métrages ont d’ailleurs quasiment disparu. Penses tu que SICK DAY puisse signer le début d’une nouvelle ère de short film plus créatif, drôle et moins porté sur le même schéma slow-mo/auto-promotion/musique-trop-entendue que l’on voit depuis des années maintenant ?

P : Ces vieux films sont trop bons ! J’étais en coloc’ à Sylt, avec le suisse timbré, Balz Mueller. On se mettait un vieux classique chaque matin au petit déj’. Je ne pense pas que SICK DAY marque le début d’une nouvelle ère, mais si cela peut inspirer d’autres gars à faire un truc drôle, je serais le premier à me marrer en les regardant 😉
C : Pour finir, ce qui nous triture depuis le début. Tu as fini ta glace ?

P : Je venais de m’empiffrer de Jalapeño poppers et d’un des burritos les plus fat que j’ai pu avoir. J’étais plein à craquer et le prospect d’une simple glace ne me faisait alors vraiment pas rêver. Mais il fallait tourner la scène. On s’est arrêté chez Mike’s Ice Cream. (Mike aussi est un windsurfer local). Je me suis mis en combinaison, j’ai enfilé le harnais, tout ça au milieu de la rue – ce qui me parait encore une fois tellement normal – et on a commandé la glace. Après avoir filmé ce dont on avait besoin, j’ai offert la glace aux gens qui en voulaient. Il n’y avait aucune chance pour moi de la finir !

C : Et alors ? Quel goût avait cette délicieusement glaciale paire de fesses ? P***** qu’est ce que j’ai ri !

P : De quelle paire de fesses parles tu ?

C : Il y en a plus d’une ? Mais non, la forme de ta glace ! Regardes, les deux fesses, et le trou de balle. Et la façon dont tu regardes la glace l’air surpris, juste avant cette scène, laissait suggérer que tout était écrit et scénarisé !

P : … OOOOoooohhhh Oui maintenant je les vois ! Hahahaha !!! Je n’avais pas fais gaffe à ça jusqu’à ce que tu ne le pointes du doigt !

C : Je ne sais pas si j’y crois vraiment là hahaha. Thanks mate, à bientôt pour une nouvelle vidéo j’espère.
Laterzzzz  »

ENGLISH PLEASE !!!

 » Colin : Hi Phil wassup ? How is it going in Sylt ? Enjoying the party more than the shorebreak are you ?

Phil : Hahaha, well this year the shore break was definitely more fun than the parties !

C : Hahaha ! Anyway. I am not writing you about the freestyle world cup, there is not so much point in doing so (even though there would be plenty to talk about…) Let’s talk about your latest edit, SICK DAY. First, we, at SO RAD LE MAG, loved it !!! But there is plenty of small details that made us wondering. Like the chicken for example. Is it yours ? Do you get fresh eggs every morning ?

P : In Hood River I stay with my sponsor Bruce Peterson from Sailworks, and yes he has chickens ! Normally the chickens lay enough eggs that there is more than enough to eat, but by the time we filmed the clips for Sick Day the chickens weren’t laying anything ! They were starting to get old…

C : Nice shades by the way, how about this pedicure appointment. Do you think it’s important to take a great care of your feet, toes and nails as a pro freestyler ?

P : Thanks ! Those shades were imported from Colombia by a local Hood River windsurfer and somehow ended up laying around in my car. It was the perfect prop at the perfect moment. Now they have even more history to them !
The pedicure was a joke, I’ve actually never been for one in my life. However, it is important to take care of your feet, toes and nails as a windsurfer ! We spend a lot of time barefoot, walking over slippery rocks, kicking mast bases, footstraps, and getting our feet twisted and pulled in all directions both when crashing and when landing moves.

C : Watching you entering the store, all wetsuited and harnessed, to order a croissant. I guess there were not just friends of yours inside. Did you feel the people wondering about you ? Did you encounter any bad joke or is Hood River this cool that no one cares ?

P : I love Hood River because everybody in town is so friendly that it feels like you’re in Canada ! I thought I would be more self-conscious at Doppio Coffee (owned by a local windsurfer) in my wetsuit and harness ordering my cappucino and croissant, but I felt very normal. I guess I spend so many hours of my day in that outfit that my brain didn’t think it was a big deal to order a coffee in a wetsuit. Although I did get some double takes, the people of Hood River are accustomed to outdoorsy people, so wetsuits, bike clothes, skis over the shoulder and kayak paddles under your arm are the norm when ordering a coffee and croissant.

C : What would you have to say about the « croissant » you are eating and the french ones you have the chance to experience ?

P : The croissant was really good, but one of my best croissant memories is from a true French Boulangerie in Six-Fours-Les-Plages when my friend and I were told to wait a couple minutes for the croissants because they were still in the oven. It was the best croissant of my life.

C : I was laughing my ass off when the « guy » jumps on you to ask you a fin question. It is just soooo deliciously deja vu. Did you ever encounter such an experience to the point where you miss the 2 hours wind window ? I did… cause of a girl… and I ‘ve shoulda gone surfing…

P : I can’t say I ever missed a good windsurf session because of a girl, but equipment questions….now that’s another story….

C : I don’t know if you have seen the videos (sorry, it’s in French) that we have done at SO RAD, but as soon as we post them online, we can get a lot of insults. Did you get any ? Do you think the internet world of extreme sports (and windsurfing obviously) lacks this second degree that you show with SICK DAY ? I like to think that your sponsors loved it.

P : I only received positive feedback from the video. My goal was to make an entertaining windsurf video, and I believe that’s what people liked about it. Most importantly the editor Alex Mertens was able to put the clips together in an entertaining way, which I believe is the hardest part of creating a funny action clip.
When I watch extreme sports videos I always enjoy the ones that have a story and some humour to them. I always find that these are the ones I remember and end up sharing with my friends. I don’t think that extreme sports lack creativity behind their clips, but the more creative and funny they are the bigger the chance I will remember that particular movie.

instagram : @philipsoltysiak

C : Last but not least, I remember those classics, like Soul Wave in 1997, or Double or Nothing with Jason Prior and Francisco Goya in 1994. Have you seen them ? It doesn’t exist anymore. Too much slow motion, self promotion has kill the « fun-spirit » that was in all videos back then. Could SICK DAY be the start of a new era in windsurfing ?

P : Those old movies are so cool ! I roomed with crazy Swiss windsurfer Balz Mueller in Sylt, and we watched a different old windsurf movie for breakfast every morning. I don’t think Sick Day is the start of a new era in windsurfing movies, but if it inspires a few clips where I can laugh at other riders then I’ll be glad to watch them;-)

C : Could you eat the whole ice cream ?

P : I had some jalapeno poppers and one of the biggest burritos ever for dinner. I was so full I didn’t feel like ice cream at all, but we needed to film the scene. We pulled up in front of Mike’s ice cream (Mike is also a local windsurfer), I got changed into my wetsuit in the middle of the street, once again a normal thing for me. After filming the eating ice cream scene I had to give away the rest of it to random people, there was no way I was going to finish that !

C : How tasty was this icy-creamy butthole ? Damn this was hilarious !!!

P : What butthole are you talking about ?

C : The shape of your ice cream mate, it does look like a butt. Look, two cheek, and a lill’ hole. And your facial expression suggest that it is all scripted.

P : … OOOooooooohhhh now I see it hahaha no, I didn’t even realize it until you point it out.

C : Thanks mate, hope to see some more soon.
Laterzzzz « 

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