GLISSADES OULIPIENNES – Conversation avec le Surfeur d’Argent

co-pirate photographiques – Polo Gascoin – Interview de Colin Hemet

Quand j’étais petit, il y avait ce livre qui contait l’histoire de ce chien savant qui rencontrait et devisait avec un extra-terrestre. Le chien lui préconisait de rendre fou les humains, pour ne pas finir sous la lame acérée du bistouri de quelques scientifiques, avides de connaissances inter-galactiques. Pour se faire, le chien répondait aux questions qu’on lui posait, en décalant ses réponses à la question suivante. L’alien lui, étant doué du savoir futur et pouvant ainsi deviner les questions qui allaient lui être posées, répondait donc en avance d’une question. L’ensemble jubilait d’absurde et je me délectait de cette histoire.

L’an dernier, Olivié m’a mis en contact avec Polo Gascoin, le snowboarder révolutionnaire, dont la passion s’est embrasé suite à l’étincelle qu’était alors le mouvement du surf de neige, dans ce milieu – plutôt fermé il faut le dire – de la montagne et du ski. Il n’a fallu que quelques échanges pour saisir que Polo est insaisissable. Et c’est lorsque Polo m’a envoyé des photos de l’interview, à laquelle il m’a répondu par écrit sur papier, que j’ai compris que ce qui devait être une interview s’était transformé en leçon de contraintes oulipiennes, teintée de références qui glissent et qui rigolent.

Voyez plutôt. . .

Yes Polo, pour commencer et histoire de re-situer ton personnage pour les lecteurs avides de nos pages web ; T’es né où ?

Comme mes secrétaires en porte jarretelles m’ont transmis ton dossier, fiché S comme swallow, jamais vu au grand banditisme, il paraitrait cependant qu’une clinique de Seine Saint Denis, que trépasse qui faiblit, fermez la parenth’aise, aurait eu vent des braillements d’une graine de racaille d’après le procès verbal. Rajoutez là dessus ma bonne d’âme, le bruit et l’odeur !

Ton enfance de jeune rebelle ?

Tireur d’élite, quasi sniper, dans les couloirs du collège/lycée. Au pistolet à eau sur les ampoules de l’éducation carcérale. Si le sinistre Castagne fait sauter la prescription, il envoie le GIGN.

De quoi rêvais tu ?

De vahinés au seins nus comme toi gros cochon, on passe les détails, joker, y’a des enfants qui lisent encore à c’t’heure.

Ta première rencontre avec la glisse, la vraie ?

A question piège réponse espiègle, c’est classe comme mot : cela ne surprendra pas grand monde, dommage pour le plombage des followers et groupies anonymes, cela ne les regarde pas mais… certaines réclames des magazines de pinch’ à oil fartèrent des draps.

Quand est comment es-tu devenu Polo Gascoin ?

C’est qui ? Un joueur de foot ? Encore un mytho ? J’appelle un ami et j’opte pour le 50/50. Ça sent le sapin c’t’affaire.

Qu’est-ce-qui t’inspires ?

La folle quotidienne récidive de participation à l’extraordinaire aventure des chevaliers qui, non dupes, errent, au grés des marées, tels d’imperturbables argonautes embarqués à l’avancée du Schimilimilim.

Qui t’inspire ? – expire – elle est bonne. . .

Silver Surfer, on est de la même classe, ça en jette ! En bonus malus, cela ouvre libre interprétation, exempte de concours.

La Grave, on en parle ?

C’est où ? En VHR ? Interlude réclamé : Zoom plein sud sans vis à vis, a saisir, curieux s’abstenir, terrain de 360m2 avec ruine au sommet du hameau des Flots du Ventelon, face à la Meije – 05 – Dodge WC51 en prime, pas écologique mais benne basculante ! Contact en MP

Un endroit sur cette belle planète qui te fait vibrer ?

Gaïa et le Cosmos, pas mal à l’ouverture, avant l’arrivée des trafolleurs et leurs 40 voleurs, déflorage illico à l’ère de la stratosphérisation urbanistique, à lèvres pulpeuses, égarées… en double file, à la Corse, et qui on est ?

C’était mieux avant ?

Avant ? Avant quelle guerre ? Le mieux y tuant stratégiquement le bien, la voie du milieu, l’actée ou pas, divulve pardon, divulgue l’unanhymne convergence, décidément on y revient, vers l’indifférenciation, grâce à la rétrocession des pleins pouvoirs à aucune autre autorité, que la saltation, vélocité propice à défourailler à volonté, armés des lames et épées affutées, étincelantes ou poussiéreuses.

Ton meilleur pote ?

Rom1 Dbois des MC Louisses, en avant première tournée, littéralement, pas germanique, incessamment sous peu dans ton village.

Ton meilleur ennemi ?

Pareil que tous les salauds d’pauvres : la finance. On ne citera pas la liste des noms ici, on tient à la vie, un accident est si vite arrivé.

Celui que tu respectes le plus ?

Rebelotte, 10 de der, personne ne bouge, faites vos jeux. Et c’est sans surprise que ressort le numéro Rom1 Dbois en 1 ! Applaudissement + merci, de rien, je n’en ferais rien, après vous, et à vos souhaits, pour faire court à la rumeur, pas de traces de ce génie – sans bouillir, élevé sur les crêtes à slalomer entre les piquets de parcs et sans rotules, à esquiver les barbelés, rassasiant par monts et par veaux, de quelques chamois percutés dans l’ivresse de ses inénarrables sessions nocturne, seules garantes des secrets auto-reverse, dolby stéréo et moultes acrobaties ainsi préservés des mamarazzis en rupt sur Mosel . Et où en étions nous, diantre, c’était donc muni de son ton fraîchement acquis équalizeur, que notre impétueux gredin, tout émoustillé, remixa, par sa maitrise du minitel, la bande son de son prochain tube des années 2020 voir plus si affinités. Les partitions arrivent, non plus en tube mais en gel, c’est mieux qu’en suppo.
P.S ! Tout cela pour ne rien dire, que des conneries, viva les saltimbranques.

Le snowboard de maintenant a t-il encore une âme ?

Sans le connaitre personnellement, sa fille est, c’est limpide, très a cheval sur… profondément… démente, beaucoup plus bonne que la plus bonne… montes le son, et allumes la boule à facettes s’il te plait. Pour être franc, tout est égal à ce niveau de tergivernicassion. Alors le snob harvard, ok, mais avec un sifflet au bout, comme sur mon Opinel, le modèle pour premiers de cordées déchirées et bouées dégonflées, par temps de brouillard, ça vaut quand même moins reuch qu’un airbag pour rebondir sur les avalanches.

La glisse ne s’arrête pas au snowboard, tu es un touche-à-tout, qu’est-ce-qui te fait tripper ?

Les trippes ? Celles de Caen ? Cuisinée il va sans de soi, par El Karimas Goujonas, en string peau de zébu devant, peau de cougard derrière, discret, incognitos, collection printemps automne 2035, bientôt dans ta penderie, ça te calmera.

Y-at-il quelque chose que tu n’a jamais testé et que tu veux faire ?

Au jours d’aujourd’hui, mis à part les soit-disant effets de la relativité générale, nonobstant que le fait, avéré s’il en est, que tout aurait été fait, dit, pensé, ou voir volé, comme aurait sans le moindre doute conclu le tristement pas assez célèbre Jesaisplusqui dans son omélie : « Sacristie ou sa mèrelipopette suivant les traductions, la constante imminence de la victoire autorise le repos, non l’abandon » Voilà l’tableau monsieur, c’est du Plutarque jamais, époque 35ème siècle.

Que ne fera tu jamais même sous la menace ?

Homme sandwich pour Ushuaï saveur l’Oréal parce que ni Engie qui nous doit plus que l’irradiation encore pour Business France et ses bringues à Las Vegas pour TarteupourWear.

La vie selon Paulo Gascoin ?

La religion, définitivement classée opium des peuples, est donc elle aussi soluble dans les cycles de l’air et de l’eau synchronisés pour faciliter l’affranchissement tous terrains, efficace et pratique, allume cigare, clignoteurs et kit mains libres, sur tous nos modèles, gantés en fer forgé, agrémentent donc les camping-cars de fonction délivrés clefs en mains propres, lavées et tout, aux ambassades dédiées à l’abolition des frontières obtenue suite à la traversée coordonnée, de toutes mers, océans, déserts et montagnes par les hordes de médotiums.

Que faut-il faire pour sortir du climat social et écologique qui craint plutôt pas mal ?

Sans hésitations, sortir à la porte de Pantin, sans gyrophare c’est trop repère, tout droit, au fond, devant, à droite, à gauche, ça passe, tous azimuts confondus, on est ici en zone libérée, vous pouvez fumer, au delà des lois évin, 49.3 chacun sans croix. Comme disait la neige en recouvrant une Sainte Bernarde assoupie et émerveillée « Ferme ta bouche t’aura chaud au dents ». Ce à quoi lui répondit l’écho « Qu’as tu donc foutu des clefs, celles pour fermer ta gueule ! » C’était la séquence émotion, sans tubas, ni palmes, ni trucages à deux balles pour divertir, on est là pour tout y déflagrer en sortant nos tablettes attribuant l’égalité générale, comme dans la chance aux chansons, plus de grands, plus de petits, dénominateurs communs déployés, pieds aux planches, mains ailées, depuis la nuit des temps, les âges farouches aguerris aux conversions, pentes très raides, à l’instinctive gestuelle de survie, constament réactivé aux contacts directs des entités délivrant à quiconque le savoir non humain, familier du partage et de la communication du potentiel d’évolution illimité.

On a encore une chance ou tu penses que tout est fucked-up ?

Le sujet du fucked up à lui tout seul ouvre de vertigineuse perspectives, en restant polit et sans y aller par quatre hors-pistes, ni pendant 107 ans, on a probablement suffisamment tourné autour de la cuillère à pot… Ce sujet de bac, science po ou l’ENA, la BAC peu importe, reste de toutes évidences un cas d’école ou de casus belli, objet d’épiques controverses dans les milieux autorisé où sévissent une foultitude d’étudiants matraqués, gazés, interpelés, jugés, embastillés !

Tu dois avoir quelques anecdotes à raconter… fais toi plaisir, tu as carte blanche pour la suite.

En cette année Gdote, comme se plaisent à la surnommer les plus imminents historiens à foutre, la reine Pétole entre deux séances chez son culbutothérapeute non diplômé – il serait indécent de ne point le souligner, très rare demeurent les autochtone, natifs et berbères du coin âne pas être ni au courant ni au parfum de ce pervers revers de la verte, Simili Sky la reine donc, de très court vêtue, pactisa toute en doucette et légèrelesse, avec les Eoles en Furie, groupe de métal rouillé – bref, de sorte que son orchestre nuptial, électrogène, mi transe, mi grunge, remisa l’hymne officiel de la nation des héros narvals, de base, toujours est-il qu’à la veille de l’avant dernier épisode

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