LE RETOUR DU FREESTYLER (et il n’est pas seul)

Attention, ce que vous êtes sur le point de lire est absolument exclusif et ce pour quelques heures avant que les vautours ne sautent sur l’affiche et les dates et ne brodent quelques lignes insipides sur un sujet pourtant riche en couleurs

La transition hyper-espacio-temporelo-trans-dimensionnelle a été réussie. Je vous le disais, il y a quelques années, à l’époque où les freestylers étaient encore assez gentils pour payer un scribe qui racontait leurs histoires. Lesdites lignes étaient accompagnées de deux photos, et étaient offertes à un triste magazine de planche à voile. Offert oui. Histoire de faire savoir au peuple français que oui, le freestyle existait bel et bien sous notre drapeau. Dans le tout dernier article, nous faisions un bond en avant, un saut dans le temps, pour constater que le freestyle était mort, que le fun était mort, qu’il n’y avait plus la moindre once d’espoir en ce triste monde qui avait oublié son âme d’enfant. En parallèle, notre double sautait dans une autre dimension, voir ce qu’il en était. Surprise, le freestyle vivait bel et bien. Mieux encore, la glisse avait sauvé le monde !!! Sans qu’une quelconque ivresse du pouvoir ne vienne à lui nuire..

L’an dernier, Hexagone naissait des diverses cendres laissées par les mouvements et associations qui avaient essayé de rendre le freestyle réel et accessible à tous. En 2019, l’association transforme l’essai et propose un vrai tour – sudiste pour le moment mais c’est déjà très bon – fort de cinq étapes. L’espoir renait, titre l’épisode IV d’une célèbre saga intergalactique. Et si rien n’est encore gagné quant à l’avenir du fun et de la glisse sauvant la planète, putain que c’est bon de revoir du freestyle à la française égayant nos blanches pages et nos plages .

Quelques mots avec Seb’ Fournier, la nouvelle plume du freestyle, que vous avez déjà pu lire à quelques reprises sur SO RAD LE MAG.

Joli programme !!! Les clubs sont venus vous chercher sous l’impulsion d’Hexagone ? Qui s’occupe de quoi ? Présente nous vite fait l’asso.

Avec tous les acteurs locaux (Cercle de Voile de Cap Leucate et la FFVoile, département de l’Aude, quelques shops, quelques marques, et le parrain Julien Taboulet), avec aussi un vidéaste de renom et un photographe impliqué, Hexagone a en effet eu beaucoup de chance et a pu sortir un événement un week-end pile-poil avec un bon flux de tram’. Les vacances des gosses et le calendrier pro était également dans l’alignement des astres. Moins chanceux en 2018, Nico Akga et la troupe de Gruissan étaient sur le feu, tout comme la famille Bosson dans son fief au Brusc, mais la faute à pas de vent sur ces waiting-periods de mai et septembre, les contests prévus ont été annulés.
Cet hiver, on a tous bossé pour construire un « calendrier national » commun. Pour 2019, La Cahute propose deux dates, Gruissan une autre : ces deux-là sont plus que compétents et ont déjà éprouvé leur savoir-faire. Sète Windsurf et Leucate vont rebondir sur leurs acquis. Hexagone est là pour épauler chacun selon les besoins.

Je laisse les doux mots de Mélanie Garin présenter l’équipe…

« Chez Hexagone on trouve :

  • un président, Benoît Crumeyrolle, ingénieur ingénieux et passionné de windsurf. Quand il ne s’envoie pas en l’air avec sa planche, il coordonne la réalisation des gros avions. Hyperactif sans trouble de l’attention, il sait cibler les objectifs à viser et programmer le déroulement des actions à mener. Riche d’une première expérience au sein de l’association Windmeet de 2011 à 2014, Benoît sait où il va et saura éviter les erreurs rencontrées par le passé.
  • un secrétaire, Sébastien Fournier, professeur des écoles, son activité professionnelle lui permet de naviguer très régulièrement sur des spots de rêve. Habitué à la réalisation de projets pour les jeunes, il a permis en 2018, la mise en place d’une première épreuve à Leucate pendant les vacances scolaires de la Toussaint. Investi à 200%, il gère toute la communication.
  • une trésorière , moi, Mélanie Garin, ex-gérante d’une entreprise spécialisée dans l’enseignement du windsurf et pratiquante de freestyle (première fille au mondial du vent en 2014, ok j’étais la seule…). Gestionnaire de choc, j’ai pour mission de faire que chaque événement, action déplacement, soit rentable. La recherche d’aides financières et de sponsors m’a été confiée.
  • un vice-Président, Jonathan Mourgues, moniteur de voile et freestyleur Sètois, sur le devant de la scène windsurf grâce à ses vidéos toujours bien stylées. Il s’investit pour le développement du windsurf au sein de l’association Sète Windsurf pour laquelle il organise notamment le King of Thau. A chaque coup de vent sur l’étang il prodigue de précieux conseils afin que la relève puisse progresser, il dynamise ainsi la pratique du windsurf sur le bassin de Thau. 
  • Des partenaires de coeur investis dans le monde du freestyle français depuis longtemps contribuent à la fête : toi, notre ami Colin avec ton mag SoRad, et les faiseurs d’images Chris Tallen pour la société Chris Tallen et Guillaume Franc de Ride Production.
  • D’autres joyeux lurons viennent compléter l’équipe pour permettre le jugement, l’orga sur place et la bonne humeur »

Après l’essai transformé de l’année dernière, qui faudra t’il suivre de près ?

Tous les coureurs sont show-chauds ! Les filles, les jeunes, les amateurs, les pros. A voir le nombre de vidéos qui défilent sur mon ordi, chacun(e) est un king ! Après c’est sûr : quand tu vois les gamins commencer à titiller de l’air-skopu ou du shifty, tu vas les laisser jouer avec les pros, et juste penser à passer ton spock et ton chachoo d’école avec ton poto dans le tableau d’à côté… Mais ça paiera toujours ! Après, un contest Hexagone restera et devra rester une fête de la glisse, le côté compétition est un prétexte pour la réunion.
Tout ça, sans pression, on n’est pas encore là pour donner des tunes au gagnant et lui offrir un billet PWA…

Pas encore ?

À l image de l EFPT qui est une anté-chambre à la PWA depuis cette année. On « pourrait  » construire dans le même sens : circuit français comme anté-chambre…

Les marques soutiennent elle le mouvement freestyle à la française ?

On n’a pas (pour l’instant…) accroché les grandes marques de champagne, et les Bulles Bleues ne veulent pas nous suivre sur ce coup là !
Mais les journaux spécialisés sont friands et vont nous épauler.
Puis à l’exemple du département de l’Aude (qui a subventionné la vidéo de Chris sur le contest de Leucate en novembre dernier), certains clubs et collectivités sont vivement intéressés par la filière de la glisse, en particulier par le penchant freestyle. La fédé surveille de près !

Comment ça la fédé surveille de près ?

On est en contact avec Didier Flamme (via le Président Crumeyrole) On « pourrait espérer » un titre champion de France officiel en 2020… ou dans les années qui viennent.

Hmmmm, on a déjà entendu cette chanson mais j’espère me tromper. Sera t’il possible d’imaginer une étape en Bretagne, dans le Nord ?

Où l’on veut, même à Vesoul !!! On a téléphoné aux copains de l’Atlantique, si les accords avec les Sudistes sont signés : les uns et les autres pourront se rencontrer sur tous les spots de l’Hexagone.
Tous les contests sont aussi ouverts aux Suisses, aux mecs bronzés avec des cheveux noirs ou blonds, aux filles, aux LGBTQ+, aux indécis, etc.

Quelle est l’importance d’entretenir la flamme du freestyle à la francaise ?

On s’est donné pour mission avec hXg et SoRad et Chris Tallen et Ride Production et les partenaires qui suivent, de transmettre au plus grand nombre le secret des sensations enivrantes du fun en windsurf ! Du coup, on s’occupe un peu du département « Liberté et Style » en planche-à-voile !

Et c’est facile ! Tout le monde au bout de quelques ploufs peut passer un airjibe, puis deux, puis un peu de switch, puis un kono, et en un rien de temps te voilà freestyler !!! En terme d’accessibilité, c’est le matos freestyle qui est le plus accessible, le plus simple : une board à tout faire qui planne vite, sait sauter et qui tourne toute seule, un aileron qui se range dans la poche, et à peu près une voile entre 4.4 et 4.8 selon le spot? La dimension full carbone à 3000 boules n’est pas nécessaire. Perso, j’aime pas trop la course à la puissance… Les sports d’expression proposent une alternative de choix premium…Tout le monde n’est pas héros ou chasseur de tempête ou givré (nda réf : Balz), mais tout le monde peut vraiment s’éclater sans prise de chou avec le freestyle à la française !

Faut il être un freestyler nostalgique pour avoir envie de relancer un vrai tour, et en plus de s’en donner les moyens ?

Il n’y a pas place à la nostalgie dans le freestyle ! On aime la glisse et on aime le fun au présent ! Dans l’asso hXg, chacun pratique. Du freestyle en windsurf, de l’airjibe à l’air-kabi : Benoît-le-prés’ qui tourne un spock sera euphorique de la même manière que Jonathan le vice-prés’ qui fera un double-air-culo ! Mais aussi du freeride, du waveriding, du skate, du ski, du snowboard, du surf, etc.… En France, on a pas grand-chose à envier aux médiatiques waterguys américains ! Ça ride été comme hiver que ce soit sur le bitume, l’eau ou à la montagne. Chacun se trouve un spot et cherche à s’éclater !!!
Mais ça fait plaisir aussi de regarder les monstres en vrai, de s’asseoir sur un transat à La Cahute, de boire un coup avec les copains, de se mettre des images plein la tête…
… et puis de motiver les gosses, de leur donner les moyens d’envoyer encore un peu plus haut, et de leur permettre de découvrir les sensations enivrantes du fun, pour mettre les vieux nostalgiques au tapis !

Alors on veut bien continuer un peu à tourner dans ce sens… au travers des courbes…Vive la liberté, vive le freestyle, et vive la… »

C’est ça que l’on aime voir en tout cas dans le windsurf. Des rires et des sourires, du style et de l’émulsion saine et positive. C’est de ce genre de mouvement passionné que la Glisse se relèvera peut-être et trouvera son chemin vers comment sauver le reste du monde. Vive Hexagone, vive le freestyle et vive le windsurf libre !!! (la FFV n’a donc pas encore complétement la main-mise sur le bitin comme dirait notre cher Olivié… D’ailleurs, on essaiera de se rendre disponible sur l’un des events pour vous donner des tutos brûlage de licence…)

Le clip de Chris Tallen pour le contest de Leucate en 2018

Sébastien Fournier et la team de l’Association Hexagone Windsurf (Mélanie Garin, Benoit Crumeyrolle, Jonathan Mourgues, and Cie)

Photos par @Ride Production

Plus d’infos sur
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Pour contacter, adhérer ou soutenir Hexagone : hexagone.windsurf@gmail.

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